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Prix littérature 2008 Roman africain cherche(désespéremment) prix littéraire…

Zacharie Acafou | | Litterature

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Prix Goncourt, Femina,, Renaudot, Medicis… voilà en quelques prestigieuses lettres, les différents Prix qui marqueront l’année littéraire 2008. Des prix bien évidemment désirés, espérés, fanstasmés par les écrivains même si ces derniers affirment que le plus important pour eux, ce sont les romans qu’il écrivent. Il n’empêche que de tels prix offrent une certaine reconnaissance internationale aux auteurs et savent assurer leur avenir d’écrivain dans les maisons d’édition. 

Même si cette année, la remise des prix sera couronnée par l’absence d’auteurs africains (comme signalée dans ce titre un peu incongru attribué à cet article), force est de reconnaître que, prise dans son ensemble, la littérature africaine depuis quelques années n’avait jamais été aussi bien récompensée tant en prix littéraire qu’en quelque autre forme de reconnaissance artistique à l’égard de certains auteurs. Pour la seule année 2006,plusieurs écrivains ont été récompensés notamment le congolais Alain mabanckou pour son roman Mémoire de Porc- épic , la camerounaise léonora Miano et la mauricienne Ananda Dévi respectivement par les Prix Renaudot , Goncourt des lycéens et du Prix des Cinq continents.  Mais à la lecture des différentes oeuvres littéraires qui sortent chaque année, peut on toujours parler de véritable Littérature Africaine?

Fort de la reconnaissance des éditeurs, des critiques et des lecteurs occidentaux, la nouvelle génération d’ écrivains africains semblent s’inscrire avec plus ou moins de bonheur dans une littérature académique qui ne dit pas son nom à tel point que le roman negro-africain comme jadis bonnement appelé par ses initiateurs est en quête désespérée d’auteurs ou –par extension– de publication.  La littérature grand L par excellence est devenue une marque quasi-incontournable de ces nouveaux auteurs .

«  il y’ a eu la négritude et elle a atteint son but, (…) je vis la langue française comme une langue désirée, aimée, adulée et savourée. Aujourd’hui la nouvelle génération d’auteurs africains peut tout à fait revendiquer la fin du complexe coloniale (…) Avant les écrivains africains parlaient pour toute la diaspora parce qu’ils étaient très peu à le faire. Cette parole permettait de faire respirer toute l’Afrique mais en même temps c’était une sorte de prison, d’ obligation thématique » affirmera, pour confirmation, l’ écrivaine sénégalaise Fatou Diome (Jeune Afrique du 9 au 15 mars 2008) et  auteur du roman à succès « Le Ventre de l’Atlantique » (Anne Carrière 2003).

En posant clairemment dans leurs oeuvres des questions presque universelles notamment l’ immigration, les fractures sociales ou même la donne écologique, certains auteurs de la nouvelle génération  cherchent à s’inscrire dans une politique littéraire qui exclurait toute appartenance culturelle, au sens tribal et étroit du terme. Cet argument moyennement recevable peut parfois avoir un effet boomerang car, quoi qu’on dise ou fasse, il y’ a bien une mémoire fraîche à entretenir, une école de pensée noire à célébrer qui, de Dakar à Bamako, d’Abidjan à Lagos , de Pointe à Pitre à Libreville… a permis aux auteurs d’ aujourd’hui d’ engranger tout le bénéfice de leurs audacieux aînés d’hier.

Il ne s’agit bien évidemment pas d’ entretenir une sorte de « prison » intellectuelle pour écrivains africains mais de maintenir pour le mieux , aussi bien dans le fond que dans la forme des écrits romanesques, la flamme qui jadis faisait le roman negro-africain. Rien ne se perdra (rassurez vous) mais tout se transformera…

Elle est bien révolue et sûrement « peu moderne » l’ époque littéraire des Amadou Kourouma où dans les friponneries des héros venaient s’insérer des proverbes parfois drôles et singuliers. L’ époque où la langue française se faisait massacrer virtuellement mais qui, prodige plus rare, grâce à l’ingénuosité et la compétence des auteurs , se faisait lire et comprendre par toutes les classes sociales aussi bien en Afrique que dans les pays occidentaux . Peuvent donc ces amateurs de vraie littérature africaine sourire,  la mondialisation comme l’avait fièrement clamé l’ écrivain français Alain Minc est bien «heureuse» et ce jusque dans la littérature…

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