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Nèfta Poetry, tout en elle

Desire Amani | | Litterature

Crédit photo : Emission Don’t Lie With Dee Lay

Le langage du savoir, passe d’abord de par la compréhension de ce monde, sous cette étiquette des approches « matérielles et immatérielles ». Celles-ci liant votre identité à la « visibilité » dans un « devenir » des possibilités où l’ « imaginaire » prône au cœur de cette « invisibilité » comme le socle de notre « moi ».

« Nèfta Poetry » : Très poétique cette consonance dans sa rythmique.

A l’état civile Stéphanie Melyon-Reinette est bien cette « condensée des savoirs » qui ne passe jamais inaperçue là où elle pause les pieds. Semblable à la beauté de la biche royale, cette féline aux savoirs multiformes incarne de nos jours, ce dont que je pourrais nommer comme « connaissance de la vie ».

Symbole vivant de cette époque récente, la question de la connaissance à la culture semble d’autant plus devenue préoccupante, pour la sociologue Nèfta Poetry, au centre de sa vie professionnelle. Artiste poète-interprète et danseuse née dans ce paysage paradisiaque de Pointe-à-Pître ( Guadeloupe ) en 1981, ne cesse de multiplier ce qu’ elle possède au fond d’elle.

Diplômée de l’Université Antilles-Guyane en 2008, cette chercheure ( Docteur ès Civilisation US ), dans la fleur de l’âge obtient son doctorat avec une distinction singulière : Mention Très Honorable avec les Félicitations du jury. Très engagée comme serviteur du « tout-monde », elle se voit un devoir quand à la question de l’intégration de la population haïtienne.

Pour notre sociologue, dans ses affirmations : « cette partie dans l’histoire du monde a été longtemps honnie et ségréguée ». Elle va plus loin dans son assertion en publiant son tout premier trésor livresque, tiré du fruit de sa thèse dont l’intitulé : « Haïtiens à New York City – Entre Amérique Noire et Amérique Multiculturelle », « Afin de faire connaître leur histoire et limiter voire supprimer les comportements discriminatoires. »

Parue aux éditions ( L’Harmattan, Coll. Minorités & Sociétés, 2009 ), cette connaissance livresque  traite « la question de l’intégration de la communauté haïtienne dans la ville de New York, en passant par les processus migratoires, les stratégies d’intégration mises en place par les protagonistes, entre une Amérique noire ségréguée et un courant dominant, et d’une génération à l’autre… » En somme, Stéphanie Melyon-Reinette dans une vision spécifique et saine, nous aiguise l’esprit sur « un entrecroisement de facteurs et de sphères culturelles donnant lieu à des schémas identitaires et culturels variables… rhizomiques ».

Crédit photo : Laurence Dugas Fermon

Aujourd’hui, à son actif, cette ambassadrice du Mouvement International des Femmes Poètes  s’intéresse à leur intégration en France. Dans la plus belle intention de jouir à la consolidation de ses idéaux, depuis presque sept ( 7 ) années, elle entretient le public par le biais des conférences afin de désacraliser et démythifier certains aspects de la « culture » haïtienne et lutter contre certains préjugés liés à l’ignorance, comme l’atteste elle-même de par ses propos. « Je consacre des conférences non seulement à la communauté Haïtienne mais à des thématiques à travers lesquelles nous jetons des regards croisés : entre communautés et cultures de France, entre Universités et non-universitaires ( artistes, témoins, écrivains ). »

Si la connaissance de la vie est comme le sable, qui ne salit point le corps, alors celle-ci n’exclut pas le fait d’avoir une casquette de plus sur les mérites.

Multi-colorée de talents, la jeune Nèfta depuis l’enfance gardait jalousement ses poèmes comme la plupart des écoliers dans un cahier de souvenirs. Poète dans l’âme, elle a déjà fait ses preuves avec trois ( 3 ) recueils dont un bilingue en collaboration, avec le célèbre artiste Gerald Toto. Une illustration de la gent féminine comme source vitale et symbolique de la mère « beauté » quasiment délayée dans toute son intimité pulsionnelle , intitulée « Mousmée, journal d’une femme orchidée ». Recueil bilingue, puisqu’elle se produit en 3 langues, mélangeant et alternant français, anglais et créole.

Comme les mamelles de la femme, Nèfta, dans les entrailles de sa tendre chair, prend forme dans ce corps mobile de poète. Avec une subtilité au sommet du sens, sa gestuelle corporelle convoque le charme de sa danse par la chorégraphie. Sa sensualité révélée vit la scène avec fracas en croquant tout sur son passage. La danse devient un langage vibratoire alliant avec caresses, des envies émotives, évocatrices dans un champ d’expérimentation au seuil des sonorités poétiques où rime la racine du métissage.

La scène artistique aborde le travail de recherche de Nèfta sous un angle esthétiquement corporel, en déployant avec universalité, un cocktail exotique, prééminent dans ce moule où la voix de la transdisciplinarité tend sa main aux oreilles de la création.

Ainsi naît la « Poésie acoustique ». Un mélange d’ingrédients, une passerelle culturelle où les mots parlent à tous les niveaux d’une mentalité à vocation transversale.

Une véritable tête à pensée, vivement sollicitée pour « tout » ce qui est en elle. N’hésitez donc pas à consulter les liens suivants :

agoraculture.tumblr.com
www.meltinmotherland.fr

festivalcridefemme.blogspot.fr

Crédit photo : Cynthia Phibel

 

Désiré Amani