Jean Marie Gustave LE Clézio: LE SACRE D ‘ UN ECRIVAIN NOMADE

L’attribution du prix nobel de littérature à Jean Marie Gustave Le Clézio annoncée le 09 octobre dernier vient de couronner l’oeuvre d’un écrivain aussi célèbre que méconnu qui a fait de l’humilité, sa principale source d’inspiration. Grand voyageur et amateur à la lettre de culture africaine, son écriture exigeante et son univers inspiré lui ont valu l’affection du public et la reconnaissance de ses pairs…
Ecrivain 100pour100culturel et universel, et cela sans appropriation aucune rassurez-vous , Jean Marie Le Clézio rejoint avec brio le panthéon littéraire français succédant ainsi à des écrivains tels que André Gide, Albert Camus ou encore Claude Simon. Le profil particulier et cosmopolite qu’il a toujours su offrir dans ses livres a très vite séduit aussi bien la critique littéraire française que les lecteurs étrangers. Les raisons sont évidentes et simples, Le Clézio est avant tout un explorateur des cultures du monde. S’il aime à peindre des contrées aussi dépaysantes que belles, c’est aussi pour saisir par contraste, la réalité d’un occident vieillissant.
Auteur de plus d’une cinquantaine de livres,au rythme d’environ un par an et au titres souvent évocateurs comme « Terra Mata » (1967) , « Siradanes, suivies d’un petit lexique des langues créole et des oiseaux » (1990) , « l’Africain » (2004), « Ourania » (2006) ou encore son tout dernier « Ritournelle de la faim » (2008) qui déjà est promi à un grand succès.
Loin du choc des civilisations, du tier-mondisme vindicatif ou des utopies sans lendemain, J.M le Clezio a su ouvrir à travers ses livres, la voie d’une nouvelle et simple vision des relations entre les hommes: celles d’une indivisible et fraternelle race humaine…
