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INTERVIEW / SONIA AFFRAN, écrivaine franco-ivoirienne : « Le livre a un bel avenir en Afrique »

Raymond Alex Loukou | | Litterature

La 14ème édition du Salon International du Livre d’Abidjan a clos ses portes récemment dans une ambiance festive et livresque. L’une des participantes à ce Salon, Sonia Affran, qui est à sa troisième participation, nous livre ici ses impressions sur cette lucarne littéraire qui met les écrivains en lumière et nous indique que le livre a un avenir prometteur en Afrique.

Et de trois pour vous ! Vous êtes à la troisième édition du Salon International du Livre d’Abidjan (SILA). Pour vous, que représente un Salon du livre ?

Un salon du livre est une reconnaissance de notre corps de métier et une forme d’éloges au sens du partage que se veut l’écrivain à travers nos écrits. Un troisième SILA est vraiment pour moi une célébration de ce métier noble que j’ai choisi.

Alors, qu’avez-vous présenté à nouveau pour cette édition ?

Pour cette 14ème édition, la mise en avant de mon troisième roman intitulé CANDEUR ET CHAOS DE DEUX MONDES a été de mise, car nous sommes encore dans la période de communication pour cette œuvre citée.

Au fil des éditions, avez-vous le sentiment que le SILA se bonifie ?

Oh que oui ! Je tenais même à féliciter les responsables du SILA d’avoir mis les bouchées doubles pour cette belle réussite de cette quatorzième édition que nous, auteurs, avons pu constater. Je pense que lecteurs et auteurs ont été hautement satisfaits de cette édition-là en particulier, surtout que le cadre était nouveau et spacieux. Nous avons même été gratifiés de la présence de nos plus hautes autorités, comme le chef de l’État de la Côte d’Ivoire, Son Excellence Monsieur Alassane Ouattara.

Votre avis sur le thème retenu pour cette édition ?

Je trouve que cela a été bien pensé parce qu’effectivement le livre est toujours un pari gagnant.

De plus en plus, les femmes se distinguent à ce salon. Voulez-vous prendre le pouvoir ?

Pas forcément, car hommes et femmes avons tous un intérêt commun à véhiculer un message par nos écrits, et l’histoire nous a appris que les femmes ont toujours eu leur place dans chaque évolution, quel qu’en soit le domaine.

On sait que vous abordez la thématique du paranormal dans vos romans. Pensez-vous que les lecteurs s’y accrochent ?

Évidemment, chaque lecteur a ses goûts littéraires propres à sa personnalité. Pour ma part, mes lecteurs sont ces personnes-là qui ont soif d’éveil spirituel et qui sont disposées un tant soit peu à comprendre le monde qui les entoure et qui sont à la recherche aussi de leur véritable nature profonde.

C’est dire que les retours sont positifs !

Très positifs ! Je suis vraiment ravie et satisfaite de cette 14ème édition du Salon du Livre d’Abidjan.

En marge de ce salon, vous avez entrepris de faire des dons de livres dans certains établissements. Quel est le sens de votre démarche ?

En effet, c’est une vocation qui me tient à cœur. Offrir à ceux qui sont l’avenir d’un pays la connaissance à travers les livres qui sont remplis d’expériences et de codes pour leur parcours.

Le livre a-t-il un avenir en Afrique selon vous ?

Plus que jamais. Tout est parti de l’Afrique et tout reviendra vers l’Afrique. L’Afrique a toujours été paroles et connaissances, la mémoire des anciens aidant, et ce, depuis l’antiquité. Aujourd’hui, avec la modernité, il est plus facile de mettre des paroles sur papier pour que cela soit bien conservé.

Votre mot de fin.

Je tenais à vous remercier de cette lucarne que vous m’offrez. Le livre, comme la parole, demeureront toujours et nous nous sentons privilégiés de faire partie de ce corps de métier qui est œuvre de l’esprit. En définitive, nous ne pouvons donner que ce que nous possédons.

Raymond Alex Loukou

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