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INTERVIEW AVEC ALAFE /INSTANTS DE VIES « Une volonté de faire plaisir et de partager des débats »

Cheickna D Salif | | Litterature

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Venu au journalisme par passion, Assé Alafé est reconnu comme une icône de la presse écrite en Côte d’Ivoire. Aujourd’hui, il vient d’ajouter une corde à son arc à travers la publication de son tout premier roman « Instants de vies ». Dans ce roman, l’on découvre l’auteur dans toutes ses dimensions. Qui en appelle à un nouvel ordre africain.

Dans votre roman, vous avez présenté une peinture parfaite des réalités sociales, culturelles et politiques dans un pays imaginaire dénommé la Miroirie. Dites nous, comment est née l’idée de «Instants de vies» ?
L’idée est née de l’oisiveté scolaire des années 90. Il y avait les grèves liées au début du multipartisme et à la naissance de la fesci (Ndlr : Fédération Scolaire et Estudiantine de Côte d’Ivoire). J’ai alors commence à écrire pour évacuer mes angoisses et aussi mes illusions.

Après avoir lu votre roman et vous connaissant, n’est ce pas que les personnages, Ozizi, le journaliste, Méra l’écrivain, Loso ou Adama sont l’incarnation d’Alafé lui-même ?
Ils ne peuvent être l’incarnation tout simplement parce que quand j’ai écrit le manuscrit je n’étais ni journaliste ni écrivain ni homme d’affaires. Ce n’est pas ce que je suis devenu que je relate.

Dans la 2ème partie de votre roman et dans le dernier chapitre précisément, vous touchez du doigt et de façon subtile les problèmes d’identité, le nationalisme exacerbé en Afrique. Ne trouvez vous pas que c’est la Miroirie qui a failli en ne prenant pas des dispositions pour l’intégration de tous ceux qui sont dans le cas de Méra ?
Sans doute la Miroirie a failli et j’essaie de tirer la sornette d’alarme

Ne pensez-vous pas que l’africanitude (P90-91) que vous considérer comme la forme la plus achevée de la négritude n’est qu’une illusion, pire, un néologisme creux qui est de trop?
Je vous concède de parler de néologisme de trop même si cela ne peut faire de mal a personne de nourrir l’illusion de l’intégration africaine

Pourquoi la tranche vie de Méra, l’africaniste fini dans la tragédie avec tant d’espoir qu’il nourrissait pour le changement de mentalité dans notre continent ?
C’est le prix de l’inspiration mais aussi une interpellation pour insister sur le poids des soucis qui peuvent gâcher la vie.

A la page 142, Méra soutien que «Il est temps de réhabilité Hitler (…) ». Ne craignez vous pas qu’on parle de propos antisémites ?
Nullement. Dans d’autres parties du livre j’ai parle du sort des émigrés que je compare aux juifs dans le livre.

Alafé n’est-il pas assez connu pour ses idées, ses combats pour qu’il s’engage aujourd’hui dans l’écriture romanesque? En somme que recherchez vous réellement?
Je ne recherche rien de particulier. C’est vrai comme vous le dites, je suis connu. Je n’écris donc pas pour la gloire et la notoriété mais pour susciter le débat et échanger avec les lecteurs.

Excepté le plaisir de la lecture, qu’est-ce que vous aimeriez que le lecteur retienne de votre premier roman?
Une volonté de faire plaisir et de partager des débats.

Dernière question, avez-vous de nouveaux projets d’écriture à venir ? Serait-ce des romans aussi engagés comme «Instant de Vie »?
Si Dieu le veut je produirai d’autres œuvres.

 

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