Chronique: De chez nous en Afrique!


L’ordre est formel sans appel: Il nous faut tourner dos aux produits des «blancs» !exigence suprême, très carrée, de nos frères vivant en hexagone!leur nouvelle maxime : broyer du blanc et voir la vie en rose est préférable à broyer du noir en subissant caprices étrangers : et ce sera, fiers de nous, autour d’un feu de bois et aux rythmes endiablés de nos Tam tam, modernité étant interdite, que nous célébrerons la nouvelle Afrique.

Assurément, vin de palme  récolté  sur des palmiers alentours nous égaiera davantage .Leur amertume a bien cause : les blancs sèment le trouble sur tous les continents et, sans être extrémistes, ils annoncent à grands frais leur fatwa. Il nous faut un sang neuf, non pollué de tout relent occidental. L’étonnement fut notre, et curieusement, perplexité cède le pas à éclats de rire ! Et pour cause:

On croirait rêver et pourtant, c’est bien cela que leurs longs séjours chez blancs leurs ont appris. Donnant ainsi raison à nos parents qui trouvaient inutiles le voyage vers d’autres horizons.oui,  pour ancêtres miens lesdits séjours « gâtaient têtes des enfants » ou si vous le voulez bien, comme le diraient les branchés de chez vous, les rendaient « dingues », bons pour l’asile! L’étonnement fut notre, et curieusement, perplexité cède le pas à éclats de rire ! Et pour cause :

Si ce n’était çà, comment ne pas nous avoir transmis leurs messages par  tambours assourdissants ou de préférence, à l’indienne(ne serait ce pas regarder ailleurs ?) par volutes de fumée ? Si ce n’était çà, pourquoi user de leurs langues pour nous informer ! Si ce n’était çà, comment peuvent-ils être vêtus, bourgeois européens, et nous exiger tenues en écorce ? Sonnons donc les cloches ; Sonnons leurs les cloches ;Il est temps de se réveiller. Nous, de chez nous, avons bien entrepris  la longue marche de l’humanité vers un avenir radieux; les   embuches sur tortueux chemins qui y mènent nous savons les éviter.

Nos parents nous ont toujours conseillé le dialogue, l’amour des autres, comme point de convergence et d’aboutissement de toute humanité. Tournons donc dos à division, déni des frères d’ailleurs, tout aussi créatures divines. Comment pourrions nous, nous injecter un sang nouveau sans recours à connaissance blanche ?sûr que, difficile sera la dialyse !

Alexis Zokou: