Depuis l’accession de son époux à la magistrature suprême, Sylvia Bongo Ondimba s’est notamment illustrée par sa philanthropie en faveur des plus défavorisés, consacrant son action politique, sociale et culturelle à la réalisation d’œuvres de bienfaisances. C’est d’ailleurs de son initiative qu’est né le projet « caravane du Gabon profond », qui a eu pour mission de recenser les doléances des populations situées à l’intérieur du pays. Quelques jours plus tard, son époux se rendait sur place avec du matériel électroménager et agricole, en réponse aux besoins formulés par les Gabonais…
Afin de promouvoir au sein du peuple gabonais, l’idée d’une société reposant sur des valeurs familiales, et ainsi encourager la participation des femmes et des jeunes au développement du pays, la Première Dame du Gabon met en place une fondation dénommée « Fondation Sylvia Bongo Ondimba ». Dès lors, commence une randonnée qui va progressivement transformer la vie de ses compatriotes gabonais. Alertée par le fléau du paludisme qui sévit au Gabon, Sylvia Bongo Ondimba fit don aux Gabonais en avril 2011 de 18000 moustiquaires. Très sensible au sort des handicapés, c’est en sa qualité de première dame du Gabon que Sylvia a passé un accord avec une société spécialisée dans la fabrication de matériel roulant. C’est ainsi qu’en octobre 2010, elle fit don de 250 scooters électriques, de cannes anglaises et de fauteuils roulants à l’attention de plusieurs associations œuvrant pour le sort des handicapés.
Des actions éloquentes
Ce geste humanitaire, qui fait suite à une longue série d’actions caritatives entreprises par Sylvia Bongo Ondimba en vue d’encourager l’insertion des personnes fragilisées, vient s’ajouter au projet de microfinance Akassi porté par la fondation Sylvia Bongo Ondimba et qui a pour ambition d’accélérer l’entrepreneuriat des femmes gabonaises et de leurs familles.
En sus de ses nombreux engagements sociaux en faveur des Gabonais, Sylvia Bongo Ondimba est également investie dans la promotion du Gabon sur la scène internationale, comme le démontre sa présence à l’ONU en février 2011. Cette tribune était pour elle l’occasion de présenter les travaux de sa fondation, mais aussi de témoigner des ambitions du Gabon en matière de lutte contre les inégalités et de développement durable.
La reconnaissance internationale de Sylvia Bongo Ondimba s’est ainsi traduite une fois de plus aux Nations Unies lors de la cérémonie organisée par le Global Partnerships Forum (GPF), au cours de laquelle la Première dame du Gabon a été nommée Ambassadrice de bonne volonté et que sa fondation est devenue membre de cette institution.
L’un des points majeurs de son activisme humanitaire, demeure très certainement l’adoption par l’Assemblée générale de l’ONU d’une résolution faisant du 23 juin de chaque année la Journée Internationale des Veuves projet initié par Sylvia Bongo Ondimba elle-même.
Un attachement profond à l’Afrique
C’est dans les bras de ses parents que Sylvia, née le 11 mars 1963 à Paris, découvre la terre Africaine. Elle n’a que deux mois lorsque ses parents, d’origine française, sont mutés à Douala, au Cameroun. En 1974, après un séjour en Tunisie, la famille s’établit au Gabon. Sylvia grandit avec sa fratrie à Libreville et, comme la plupart des jeunes filles de son époque, elle reçoit une éducation académique et chrétienne au sein de l’Institution Immaculée Conception jusqu’à l’obtention du baccalauréat. De son enfance et adolescence, Sylvia garde des souvenirs émouvants : c’est le regard brillant qu’elle évoque volontiers l’ambiance chaleureuse dans laquelle elle a vécu, la complicité d’avec ses petites camarades ou encore l’esprit communautaire qui prévalait.
Un jour pourtant, elle doit quitter le Gabon pour la France où elle effectue ses études supérieures en Gestion d’entreprises. Une fois ces exigences remplies, nostalgique, elle regagne le Gabon, son pays d’adoption. Recrutée dans la plus importante agence immobilière, elle est vite promue Directrice Commerciale grâce à ses qualités relationnelles. Femme énergique et combative, Sylvia décide de créer, à l’âge de 25 ans, sa propre entreprise. Elle y parvient avec brio, comme l’atteste Alliance S.A., agence spécialisée dans l’immobilier et la gestion de patrimoine.
En 1988, elle rencontre Ali BONGO. C’est un véritable coup de foudre, puisqu’elle accepte de l’épouser l’année suivante. Pouvait-il en être autrement entre ces deux êtres que rapproche à la fois leur attachement quasi viscéral à la terre gabonaise et leur grande ouverture d’esprit ? Ils se comprennent, s’apprécient, se complètent. Aujourd’hui, ils sont les parents comblés de quatre enfants : Malika, Noureddine Edouard, Jalil Louis, et enfin Bilal, adopté par le couple en 2002. Sylvia est une femme et une mère aimante, attentionnée, exigeante quant à l’éducation de ses enfants. Consciente de l’importance du climat familial dans l’épanouissement d’un être, elle veille jalousement au bien-être des siens mais reste très sensible aux malheurs des autres.
Pétillante d’intelligence, Sylvia est également une femme de cœur, connue pour son implication sociale, notamment auprès des populations sous intégrées, ou encore pour le soutien qu’elle apporte au développement de l’esprit d’entreprises des Gabonaises, en finançant par exemple des microprojets. Son leitmotiv : s’occuper des personnes qui souffrent, agir dans la durée pour améliorer le vécu des couches sociales fragilisées. C’est d’ailleurs à l’initiative de la Première Dame que l’Organisation des Nations Unies a instauré une Journée internationale consacrée à la Veuve et l’Orphelin célébrée le 23 juin de chaque année.
Son ambition pour le Gabon est plus que noble. Persuadée qu’une éducation réussie est la base d’un développement durable, elle veut tout d’abord œuvrer dans ce domaine, y promouvoir l’excellence et la rendre accessible aux plus démunis.