Debat: La crise des concepts culturels et artistiques en Côte d’Ivoire


Nous sommes portés à croire qu’il y a une véritable crise du concept de l’art et de la culture en Côte d’Ivoire ; celle-ci s’opère d’abord et avant tout autour de la part congrue à eux consacrée, ainsi que de leur meilleure planification. Pour Norbert Etranny, «Les plans rigoureusement appliqués pour certains ministères, le département de la culture n’en a pas bénéficiés. Il y a eu des esquisses de plans de développement culturel qui n’ont pas été hissés au sommet de la hiérarchie des priorités. 

Dans les cas où il y a eu des plans, on ne les a pas appliqués». La crise dans les concepts culturels et artistiques peut également s’opérer autour des objets, du nombre et de la qualité des lieux de culture ; ensuite autour de la pauvreté des évènements et des moyens s’y rapportant dans les domaines précités, à comparer à ceux consacrés à d’autres domaines et réalités jouissant d’une réelle reconnaissance et érigées comme utilité sociale, valeur marchande dans la société économique, valeur d’éducation et de formation dans les écoles et les universités.

En Afrique, il est probable de rencontrer ce type de situations de crise et de marginalisation dans de nombreux pays, mais le cas de la Côte d’Ivoire nous interpelle en premier lieu, car nous constatons que ce pays rencontre essentiellement des problèmes de renouvellement et de normalisation de ses structures culturelles, doublés de celles sociales et politiques à cause des premiers choix de développement et d’orientation à ces différents niveaux. Ces choix n’ont pas été achevés ou poursuivis. Nous constatons secondement que ces choix et engagements de développement effectués par les Ivoiriens ou proposés par les gouvernants ne sont pas nécessairement en adéquation avec leur comportement, leur attitude et leur volonté en interne.

Ceux-ci donnent l’impression de ne pas s’adapter aux méthodes ou / et pratiques culturels et artistiques en vigueur qui finalement leurs apparaissent davantage comme des modèles-matrices occidentaux imposés ou forcés, plutôt que des pratiques Ivoiriennes propres et d’origine. S’agit-il alors d’un refus « naturel » parce qu’à l’intérieur d’eux-mêmes, les Ivoiriens ne se reconnaissent pas dans les modèles européens proposés ou s’agit-il d’un boycott consciemment mené et volontairement organisé pour saborder l’identité-prothèse étrangère ? Y a-t-il un autre et un seul modèle voire une et une seule identité de référence ? Parmi différents modèles et identités affichés par la nation mosaïque Ivoirienne, lesquels choisir et discriminer des autres ? À ce niveau, nous partageons les réserves du Professeur Séry Bailly, qui pense que : « étant donné la multiplicité de nos cultures ivoiriennes, comment opérer une sélection qui ne soit pas arbitraire et ne soit pas perçue comme fondée sur des préjugés ? Notre connaissance des différentes cultures ivoiriennes est plutôt imparfaite et inégale.

Chacun de nous est alors invité, en attendant l’émergence d’une culture nationale maîtrisée par tous, à faire un bilan partiel susceptible d’aider l’ensemble de nos régions à avancer d’un même pas vers le progrès et la prospérité. ». Quelles seront les grandes orientations de ces projets culturels nationaux à inoculer ou à enseigner ? Y a-t-il une possibilité de retourner dans le passé pour rechercher des modèles culturels précoloniaux initiaux, comme le préconise la philosophie du Sankofa ? Quelle est donc la nature des modèles culturels précoloniaux et comment les Ivoiriens y agissaient-ils autrefois ou y agiraient-ils, une fois ceux-ci retrouvés ? Y a-t-il même lieu, au sens de Séry Bailly de « descendre dans le « canari profond » des anciens pour conquérir la vie ?». La situation sociale y était-elle d’ailleurs meilleure qu’aujourd’hui ?

Inachèvement et ruptures
De toute évidence, aujourd’hui, les structures socio-politico-culturelles actuelles de la société Ivoirienne montrent en raison de leur histoire spécifique, leur forte subordination aux modèles occidentaux voire français même si les modèles en question sont mal intégrés. Il est vrai que les cités ivoiriennes sont construites à l’image des villes de la France métropolitaine, à l’instar d’ailleurs de toutes les autres capitales de l’ex-colonie, mais l’imprégnation des cultures occidentales n’est pas totale. Il est nécessaire de développer la cité, soit dans la continuité du modèle d’origine, soit dans la démarcation ou dans la déconstruction totale du modèle colonial pour construire l’idée d’une nouvelle cité basée sur des paradigmes acceptés ou admis par la communauté dans son ensemble.

Or, aucun des deux politiques n’est réalisé ou projeté. Depuis plus de cinquante années d’indépendance et d’existence autonome, la ville moderne Ivoirienne ne semble pas correctement s’adapter à son modèle de référence à cause principalement de l’inachèvement de son projet de vie dans la société moderne et la construction non suivie et non aboutie de ses villes-capitales. Les communes ivoiriennes présentent en effet de nombreuses imperfections et absences au niveau des lieux majeurs qui doivent leur donner sens et vitalité, au nombre desquels nous pouvons mentionner les lieux de loisir, de sport, de cultures et d’actions artistiques. Il ne s’agit pas ici d’indexer seulement la construction des villes, mais il est question de désigner ce que la construction de la société moderne Ivoirienne induit et exige dans ses extérieurs.

Il est question de percevoir les réflexions et les projets multiformes de la société culturelle qui complètent le type de constructions que les Ivoiriens adoptent pour ne pas se sentir enfermés, emmurés ou emprisonnés dans des bâtiments sans âmes et sans vie. Il est question avant tout, d’améliorer la qualité de la vie des habitants logés ou à loger dans un ensemble culturant et non déculturant, plutôt que d’accumuler le maximum de personnes dans des cité-prisons sur la seule base de l’attribution d’un hébergement ou d’un logement effectif. Baser la construction de la société sur la culture, c’est d’abord accepter l’idée que la culture par l’effet de sa démocratisation et son élargissement à tous est une voie de construction et de promotion de soi. Il y va de l’institutionnalisation réelle et non temporelle et circonstancielle de l’art et de la culture dans la cité Ivoirienne.

Pour Sophie Le Coq, l’institutionnalisation du culturel, en clair, c’est la réduction des inégalités culturelles, l’élargissement des publics et l’accessibilité massive de ceux-ci à la culture. Pour elle, « ce dessein traduit une sorte de foi dans la culture comme forme d’intervention sociale privilégiée dans l’avènement d’une nouvelle société. La culture devient un mode de recherche des sens, des valeurs pour la construction de la cité. L’homme gagne en humanité par un surcroît de culture. »

La société ivoirienne ne s’est pas suffisamment complétée en s’appropriant et en actualisant tous les instruments de son plein développement culturel et artistique dans ses cités, cela eu égard à la logique culturelle occidentale qui la caractérise et dont elle porte fortement les traces et les stigmates. Y a-t-il un blocage psychologique voire psychanalytique de l’homme Ivoirien en rapport avec l’héritage colonial ? Poser la question du blocage colonial peut amener à l’anthropologie psychologique de l’Ivoirien, au sens défini par Lanciné Sylla ; ce sens engage qu’il faudra chercher à découvrir l’homme Ivoirien dans ce qu’il a véritablement d’intime et d’intérieur, « l’homme individuel qui se retrouve dans tous les autres hommes, c’est-à-dire la personne humaine, non seulement dans ses rapports avec elle-même, avec sa psyché, avec son âme ou son être intime et intérieur, mais aussi dans ses rapports avec autrui, avec les autres hommes. ».

L’on peut peut-être mentionner en raison du sentiment d’incomplétude notable dans le dispositif culturel environnant, qu’il y a une inadaptation de l’Ivoirien aux exigences que requiert son temps, et au-delà de son temps, la vie elle-même (exigences auxquelles, l’on peut dire qu’il ne peut se dérober), à moins que cela ne soit la manifestation d’une inadaptation sociologique et idéologique à adopter ce qui lui semble « emprunté » et ce qui semble extérieur à lui-même. La question qui se pose ici est de savoir, si même ce qui semble venu de l’extérieur ne s’affiche pas comme une solution aux problèmes auxquels il se dérobe ? Peut-on refuser d’appliquer chez nous des concepts de cultures qui ont fait leurs preuves ailleurs, sur la seule base qu’ils sont venus d’ailleurs et pour le plaisir de refuser ? Peut-on surtout refuser quand l’on ne propose rien ou rien de conséquent par ailleurs ? Les cinquante années d’indépendance de la Côte d’Ivoire s’affichent à l’aune des réalités imposées par la colonisation. Il y a indépendance parce qu’il y a eu une colonisation appréciée sous divers angles : destructrice, brutale, odieuse, inhumaine, etc. Une réalité coloniale que l’on ne peut occulter parce qu’elle garde encore vivaces et indélébiles les traces de son action qui n’est pas exempte de reproches. Il existe de nombreuses résistances légitimes aux « choses » dites des Blancs que seule l’aversion justifiée au rôle de la colonisation expliquerait, mais quand le bon sens autorise que ces choses soient également celles des Noirs, il y a lieu d’appliquer les « choses des blancs ».

Il est vrai, la civilisation occidentale elle-même, au sens de Claude Lévi-Strauss, tend à s’universaliser et à se répandre dans le monde et cette réalité gêne de par sa nature les autres cultures qui cherchent à préserver quelque chose de leur héritage traditionnel, cette tentative se réduit généralement aux superstructures, c’est-à-dire aux aspects les plus fragiles et dont on peut supposer qu’ils seront balayés par les transformations profondes qui s’accomplissent. Mais le phénomène pour Lévi-Strauss, est en cours, nous n’en connaissons pas encore le résultat. Il peut s’achever par une occidentalisation intégrale de la planète avec des variantes russe ou américaines. Des formes syncrétiques apparaîtront peut être, comme on en aperçoit la possibilité pour le monde islamique, l’Inde et la Chine ?

De ces choses dites de Blancs, aujourd’hui, l’éducation et la formation des masses à travers les bibliothèques et les médiathèques de quartiers, les musées, les cinémas, les galeries privées et publiques, les théâtres, les résidences, les ateliers et maisons d’arts, etc., sont des lieux qui s’imposent aux citoyens de la cité moderne et contemporaine où qu’ils soient et quels qu’ils soient. Leur manque, leur absence ou carence dans la cité relève assurément d’un désastre culturel et c’est malheureusement le cas en Côte d’Ivoire. Dans tous les cas de figures, il y a un blocage ou une crise culturelle en Côte d’Ivoire. Si tout porte à croire que la colonisation est une raison principale avancée dans le blocage culturel ambiant, étant entendu qu’elle n’a pas laissé que des traces heureuses dans le cœur de l’Ivoirien, (qu’est-ce qui pourrait bien justifier autrement l’abandon systématique ou la destruction des constructions de l’ère coloniale comme pour conjurer un sort, de certains quartiers coloniaux comme le Quartier-France de Grand Bassam, au contraire par exemple de Saint-Louis du Sénégal, de Brazzaville, de Libreville ou d’Alger, etc. ?), va-t-on vers un cul de sac d’où l’on ne saura plus quoi faire de notre vie ? Va-t-on de ce constat-là tirer les conséquences qui s’imposent désormais pour faire démarrer la machine dite culturel ? Il ne s’agit pas de dénoncer pour dénoncer seulement, d’une part, la colonisation en rapport au fait qu’elle ait enrayée et stopper malencontreusement un parcours précolonial essentiellement idéalisé. Il ne s’agit pas non plus de dénoncer d’autres part une suite d’évènements positivement discriminés. De fait, il convient de mentionner avec Christian Ruby que : « le passé n’était pas harmonie et bonheur. Pour peu qu’on ne confonde pas, il était aussi violent, autrement. ». Nous nous accordons également avec Marcel Détienne pour mentionner la notion de « souillure » ou d’impuretés hors d’âge qui peut affecter une culture donnée. Détienne en vient d’ailleurs à donner l’exemple Sénoufo.
Tout n’a pas été que calme, alcôve et volupté dans les civilisations africaines dites traditionnelles.
Il s’agit de faire la part des choses, leur inventaire éventuel afin de dégager ce qui a été « bien », utile et positif dans « notre » passé et ce qui est bien dans l’apport colonial, au-delà des condamnations justifiées, afin de dégager un juste milieu fonctionnel qui permette de bâtir une culture décomplexée de tous carcans idéologique, ethnologiques, sociologique, etc.

Le cas Ivoirien de l’abandon ou de la destruction de la ville coloniale est rare, sinon unique en Afrique. Si la posture de refus d’achèvement ou de reconversion du site-modèle européen est constituée, elle serait paradoxalement difficile à tenir dans l’état actuel des choses. S’agit-il alors d’un blocage inhérent à tout le système de vie dans la société ivoirienne ? S’agit-il d’une paralysie consécutive à une certaine hybridation, une perdition dans l’entre-deux des valeurs qui n’admettent ni les valeurs traditionnelles considérées comme perdues ou en souffrances (surtout à l’ère d’Internet, de la mondialisation et de la globalisation), ni les valeurs modernes dont on ne veut consacrer la priorité à cause de leur estampillage du saut des valeurs de rentabilité (elles-mêmes sujettes à caution) ? Ne pas penser ou suffisamment penser au concept de culture et au concept d’art au stade arrivée de la construction de la cité moderne ivoirienne peut être problématique étant donné que cette cité-là possède en soi un profil qui est susceptible d’enfanter ou d’engendrer des problèmes difficilement résolubles autrement que par les liens de culture et d’action artistique. Il y a donc à l’origine un contexte de développement problématique de la société au vu de sa propre particularité qui sans avoir fait ses preuves, n’est plus purement d’origine ivoirienne (à condition même qu’une société de développement d’origine ivoirienne intrinsèque ait existé ?), ni d’emprunt ou essentiellement étranger. À partir du moment ou la poussée démographique fait que des millions de personnes vivent dans un cadre de vie qui ne s’adaptent plus à leur nombre, en terme de répartition de l’habitat au sol et que pour palier au problème, il est crée des logements en étage au contraire des usages anciens africains de construction d’habitat étalée au sol, il faut absolument élaborer des échappatoires pour ne pas donner l’impression d’enchaîner ou d’emmurer les habitants au béton, tout comme dans le mythe de la caverne, dans des tours qui n’ont pas vocation à devenir infernales. Trouver des solutions au progrès humain dans divers secteurs et repenser l’intégration des villes dans un corpus culturel viable et vital, tel est le cadre où nous voulons insérer la pensée de Michel De Certeau qui affirme que « l’importance croissante des problèmes culturels s’encadre dans un large contexte. En premier lieu, il se caractérise par la logique d’une société productiviste qui a répondu aux besoins élémentaires de la population payante et qui, pour s’étendre, doit analyser, développer et satisfaire des besoins « culturels » chez sa clientèle. S’y ajoute l’inaptitude des actions ou des planifications économiques à répondre vraiment aux nuisances qui, passé un seuil, sont engendrées par le progrès lui-même (la pollution, la drogue, la détérioration de l’environnement, etc. ; et les grands malaises collectifs dont ces phénomènes représentent des symptômes, caractéristiques de l’homme vivant « au bord de la saturation ». L’on ne peut s’imaginer que les s au niveau des politiques culturelles soient fondamentalement consécutives à un manque de moyens (lesquels ?) ou soient mêmes conditionnées par une certaine rentabilité, quand de façon contradictoire la première rentabilité peut se percevoir, non en terme pécuniaire, mais en terme de santé ou d’équilibre mental. La société ivoirienne produit de nombreux investissements dans des domaines qui, non seulement ne sont pas plus porteurs de bénéfices que ceux consacrés au service et à la cause des arts et de la culture, mais qui de surcroît provoque d’après De Certeau, la pollution et la saturation. Il y va donc d’une irresponsabilité du politique ou du décideur à négliger la programmation équilibrée des domaines des ressources culturelles et artistiques, au rythme ou au diapason du développement global de la société. Il apparait clairement que les personnes en charge du domaine des arts et de la culture en Côte d’Ivoire aient soit démissionné de leurs misions essentielles, soit n’aient pas suffisamment d’idées et d’ouvertures sur les politiques, les formations et les institutions à mettre en place pour valoriser leur domaine, le rendre plus dynamique afin de le mettre au service du peuple, à moins qu’ils ignorent clairement leurs importances dans la vie d’une nation. L’ignorance des actions culturelles signifierait qu’il leurs est occulté le « fonctionnement social » au sens de De Certeau ou l’idée que l’art est une « construction sociale » au sens de Nathalie Heinich.

Y a-t-il lieu de mettre en place une politique d’éducation des publics, des administrations, des artistes et des bâtisseurs à l’importance de la prise en compte des concepts artistiques et culturels dans leur cadre de vie ? Une éducation à l’ouverture aux cultures et aux arts, à moins qu’elle ne soit idiosyncrasique au sens où l’évoque Nelson Goodman par exemple quand il dit que « beaucoup sont convaincus que tout ce qui est lié aux arts est, par sa seule nature, idiosyncrasique ; que toute analyse, toute recherche d’éducation – leur est antithétique. ». Une initiation aux concepts de cultures devrait mettre en place des priorités et celles-ci évalueront dans chaque secteur la hiérarchie des dépenses et l’opportunité des projets du moment. Aujourd’hui l’on arrive à se demander si les projets à portée culturelle sont réellement évalués en Côte d’ivoire ? Nous pensons par exemple que le « Monument aux Morts » est une œuvre relevant de la sculpture monumentale, avant toute sa portée symbolique, elle a donc une dimension artistique et culturelle qui a vocation à conjurer un mal subi ou / et une douleur vécue. Il est donc à se demander, laquelle des politiques de culture sous-tend par exemple l’édification de ce « Monument aux morts » plutôt que celle d’une bibliothèque de quartier hautement plus utiles culturellement pour les « vivants » dans la transmission même d’une pensée commémorative ou non, sous toutes ses formes. Il est entendu que la bibliothèque moderne visée comprendra outre les livres, d’autres domaines et publications permettant de transmettre une idée, une pensée et une politique donnée. Il faut mentionner que dans le même temps, il est de notoriété que presqu’aucun quartier de la capitale abidjanaise ne comporte une bibliothèque et / ou une médiathèque municipale.

Dans le même ordre d’idée, quelle est par exemple, la logique qui permet à un politique ivoirien de privilégier ou de prioriser par exemple la construction d’une basilique ou une mosquée (à la solde du contribuable Ivoirien ?), plutôt qu’un musée ou une institution culturelle de portée nationale, de surcroit dans un état qui se veut laïc ? Il y a donc une grave crise culturelle dans la société Ivoirienne et celle-ci ne peut trouver explication que dans l’absence totale de son concept même dans les esprits et l’absence d’initiative et de créativité chez ceux qui ont vocation à ordonner et à planifier les choses à ce niveau-là du débat culturel.

Celestin Yao Koffi: