Peinture par Jacobleu
La chute du mur de Berlin, le 9 Novembre 2009, a changé la face du monde. Cette victoire du courage, de la liberté et de l’unité a ouvert une nouvelle page de l’histoire de l’Allemagne et du monde. Depuis le Lundi dernier, la planète entière célèbre les 20 ans de cette révolution pacifique. La Côte d’Ivoire n’est pas en reste. Ici, C’est le Goethe Institut d’Abidjan qui est le maitre d’œuvre de la commémoration. De nombreuses manifestations sont au programme.
Table ronde
Le Goethe Institut d’Abidjan a organisé une table ronde, dans la matinée du Lundi 9 Novembre 2009, en collaboration avec l’Association Ivoirienne de Sciences Politiques (AISP). Cette conférence animée par le ministre Lida Kouassi Moise avait pour thème : « Réunification de l’Allemagne et mutations sociales internes ». Il a rappelé, à l’auditoire, les causes de la chute du mur et les conséquences de cet événement. Pour les premières, le conférencier a cité, d’une part, le rôle important joué par la Ostpolitik du chancelier Willy Brandt qui a rapproché les 2 Allemagnes (RFA et RDA) et d’autre part, celui des églises et de la société civile qui se sont mises ensemble pour réclamer la liberté. Le ministre a aussi ajouté la liberté d’expression instaurée dans le bloc de l’Est par les reformes de Mikhaïl Gorbatchev au nombre des ingrédients du « cocktail Molotov » qui a emporté le mur de Berlin. Pour les secondes, le ministre Lida Kouassi Moise a noté que la réunification a été une adhésion absorption de l’Est par la République Fédérale d’Allemagne (RFA). L’ex République Démocratique d’Allemagne (RDA) étant moins avancée, c’est l’Ouest qui a payé la facture de la réunification. En 8 ans, ce sont 1250 milliards DM qui ont été investis dans les nouveaux landers. Cependant, le processus de réduction des disparités entre l’Ouest et l’Est se poursuit.
Exposition de photos et de tableaux
Dans la même soirée, Mme Verena Passig Oulaï, la directrice du Goethe Institut, a convié le public ivoirien au vernissage de l’exposition de photo « Orstzeit » de Stefan Koppelkammm. Après la chute du mur, ce dernier parcourut l’Allemagne de l’Est pour photographier des maisons, des rues et des places. Une dizaine d’années plus tard, il se rendit aux mêmes endroits et fit une seconde série de photographies en utilisant les mêmes positions et angles de vue. Les paires de photographies ainsi réalisées montrent les profondes mutations qui se sont opérées en divers endroits.
Notons que le vernissage de cette exposition qui a duré jusqu’au 20 Novembre a eu lieu avec celui des œuvres de l’artiste plasticien et écrivain ivoirien Jacobleu. Huit tableaux peints pendant la crise9 qui a frappé la Côte d’Ivoire et durant la période de réconciliation font partie de cette exposition dénommée « Au delà du mur ». Ces toiles transportent le visiteur dans des effluves de fraternité, de rencontre et de volonté de tous d’aller à la paix. De la séparation à la réunification, en passant par la ligne de démarcation des camps, avec ses craintes, ses préjugés et espoirs, l’artiste met à la hauteur de notre regard, les marques indélébiles des grandes fissures sociales de l’évolution de l’humanité. Cette exposition est en mémoire de la chute du mur de Berlin et fait un parallèle à la crise ivoirienne. Elle prouve que Jacobleu est un artiste à l’écoute de son temps et de l’histoire
Projection de films
Des films ont été aussi projetés au Goethe Institut d’Abidjan, dans le cadre de la commémoration des 20 ans de la chute du mur de Berlin. Les cinéphiles ont pu voir 6 au total. Il s’agit de « Un ciel sans étoile » du réalisateur Helmut Käutner qui a ouvert la série dans la soirée du 10 Novembre 2009, de « Lotzsch, l’ami du sport » de Sascha Hilpert et de Sandra Prechtel, de « Sonnenallee » de Leander Haussmann, de « La vie des autres » de Florian Henckel v. Donnersmarck, de « Berlin is in Germany » de Hannes Stohr et de « Cycling the invisible frame » de Cynthia Beatt qui a fermé la boucle le Jeudi 19 Novembre dernier.