Biens culturels et technologiques : La Fnac renaît en Afrique subsaharienne

Après le Maghreb en général et le Maroc en particulier,  la Fnac vise le marché de l’Afrique subsaharienne. En effet, le géant français de la distribution de biens culturels et technologiques poursuit ainsi sa politique de délocalisation hors de la France. Elle a prévu l’ouverture de deux magasins en Afrique subsaharienne. A ce sujet, c’est la Côte d’Ivoire qui a été choisie pour inauguré cette délocalisation. Il y a quelque temps, on entendait déjà parlé de l’ ouverture prochaine de deux points de vente dans la capitale économique ivoirienne. C’est véritablement le point de départ des premiers pas de la Fnac en Afrique sub-saharienne.

C’est en  prélude à un plan de développement futur de l’enseigne dans cette partie de l’Afrique qui prendra effet à partir de décembre 2015 avec  l’ouverture des premiers magasins en décembre 2015 et le deuxième en février 2016 à Abidjan.Le groupe Prosuma l’un des leaders de la distribution en Afrique francophone partenaire de cette intéressante initiative annonce que les deux magasins de 300 et 800  mètres carrés proposeront l’ensemble des produits et services de la Fnac: livres, disques, DVD, ordinateurs, papeterie, librairies, imprimantes, bagagerie, gaming, billetterie, téléphonie, objets connectés, photo, TV, jeux et jouets, etc…

Cette nouvelle implantation est importante dans le déploiement international du groupe Fnac qui est conscient, du fort potentiel de la croissance de cette région qui selon une étude Deloitte parue en juin dernier  devrait devenir, d’ici fin 2017 la première destination à l’international des investissements des sociétés européennes de distribution et de biens de consommation, en raison de taux de croissance attendus autour des 7,7% par an jusqu’en 2019.

La réelle appétence dans de nombreux pays africains pour les biens culturels et les produits technologiques, développement de la piraterie des œuvres musicales, la rareté des librairies viables sont autant d’opportunités la pour Fnac de se positionner sur le marché subsaharien surtout dans l’environnement du e-commerce qui avait constitué sa difficulté à un moment de ses presque 60 ans d’existence.En effet,  la Fnac avait été donnée pour morte, victime de la baisse de la lecture, de la crise du disque et de la concurrence d’Amazon. Cependant, celle-ci n’a pas voulu suivre Surcouf ou Virgin dans la tombe.

Faisant preuve d’une vigueur inattendue, mais explicable parce qu’il faut le rappeler la Fnac est depuis peu présente au Maroc dans le très prestigieux centre commercial de Morocco Maal de Casablanca.  Elle s’y illustre comme un lieu incontournable de distribution des biens culturels et technologiques au Maroc. La Fnac, cette vénérable chaîne culturelle a selon les chiffres dévoilés en février 2013 fait des pas de géant après environ 3 ans de galère. Sortant du coup du rouge et accumulant pour cette période  un bénéfice net de 15 millions d’euros.Un redressement que la plupart des analystes n’attendaient pas si tôt. Les   investisseurs  en Bourse saluent  alors la performance  de la Fnac dont la valeur boursière est portée à 432 millions d’euros.

Avec ces résultats encourageants dus en grande partie à la délocalisation en Afrique, il est évident que la FNAC a pris conscience de l’enjeu que peut constituer la diversification de la clientèle.Une telle énergie donne forcément des idées. C’est pourquoi, la Fnac pense pouvoir se développer en Afrique avec laquelle elle envisage poursuivre, par la voix de son PDG M. Alexandre Bompard, de bonnes affaires et faire de réelles et nouvelles opportunités.

Firmin Koto

Firmin Koto: