Un autre groupe, qui ne manque pas lui non plus de ce souci du détail, c’est le trinôme Pasqua-Chirac-Mittérant. Ces personnalités issues du microcosme politique français ont planifié et exécuté avec une minutie déconcertante un gigantesque trafic d’armes en direction de l’Angola alors que ce pays est alors placé sous embargo militaire par l’Onu. Un embargo par ailleurs défendu par la France… Désormais est venue l’heure de lever l’omerta (le fameux « secret-défense) afin que la vérité éclate enfin en plein jour. « On m’a cherché, on va me trouver » déclarait il y a quelques jours Pasqua, l’ancien ministre français (condamné à un an de prison ferme) dans les colonnes du Journal Du Dimanche, qui promet de ne pas tomber seul et de « faire trembler » ses petits copains d’hier en révélant tous les « détails » de l’affaire, dans un procès aux relents de règlements de comptes dont l’issue nous réserve forcément des surprises.
L' »Angolagate » suscite de nombreuses questions dont celle, sempiternelle, de savoir le rôle réel des anciens colonisateurs dans les déboires des Africains. Des Etats-voyoux qui agissent comme une pesanteur incompressible pour le malheur d’un peuple qui commence à vivre son martyr comme une malédiction… Une misère qui semble avoir été programmée jusque dans les détails. Heureusement, que le temps use tout, sauf les mémoires.
« Un sac de piment, même vide, contient de quoi faire éternuer ».