La mort tragique de Michaël Jackson aura au moins permis à chacun de réaliser combien nous, pauvres terriens otages de stress et de formes incalculables de pressions quotidiennes, sommes bénis d’avoir avec nous et pour notre bonheur des artistes de la trempe du « Moonwalker ». Nous avons donc pleuré sa disparition, souvent plus égoïstement que par compassion, à cause de notre addiction à cette « dope » qu’il était capable de nous procurer lorsque nous nous trouvions au creux de la vague et en manque et parce que nous redoutions la perte ou le tarissement de la source qu’il représente à lui seul. Quelques fois, on se demande au prix de quels efforts, de quels sacrifices les artistes trouvent-ils l’inspiration qui leur permet de libérer un si grand nombre parmi nous de leur captivité ? Pour ce qui est du roi de la pop, il est de plus en plus question de « Propofol », alternative (malheureuse en fin de compte) qui lui permettait de surmonter les douleurs intenses qu’il devait pourtant braver pour nous offrir des pépites comme « Human nature », « Heal the world », etc.
C’est donc le moment, tandis qu’ils sont encore parmi nous et que nous avons encore l’occasion de les voir jouer live sur scène, de les célébrer pour leur témoigner notre reconnaissance pour la joie et le bonheur qu’ils nous procurent. Qui n’a jamais sollicité ce petit plus qui rend magique un dîner aux chandelles en tête-à-tête et entre amoureux, au son de « Take Five » de Dave Brubeck ou même de « Sweet Fanta Diallo » d’un Alpha Blondy au sommet de son art ? Ce Rastaman génial originaire de Côte d’Ivoire (Afrique de l’Ouest) révélé au public en décembre 1982 grâce à « Jah Glory », a su rapidement conquérir le cœur de mélomanes partout dans le monde pour s’imposer, sans complaisance aucune, comme le successeur Africain de Bob Marley, disparu un an plus tôt. Depuis lors « Jagger », comme on l’appelle, n’a pas arrêté d’enchaîner hits sur hits avec près d’une vingtaine d’albums à son actif dont le dernier s’intitule « Jah Victory ». Une véritable légende vivante qui barre, avec bonheur, la une de votre magazine préféré de ce mois de septembre 2009.
Vous y découvrirez également notre coup de cœur de ce mois, qui n’est autre que la Biennale de la photographie qui aura lieu durant tout le mois de novembre à Bamako, Mali. Cette formidable initiative qui est à sa huitième édition réunira cette année plus d’une centaine de photographes et vidéastes pour une exposition inédite sur le thème des « Frontières », dont on peut se poser la question de savoir si elles ont vraiment réussi à nous séparer, compte tenu de notre entêtement tout à fait naturel à nous rapprocher les uns les autres, par la culture…