Franck Segot Lutte est secrétaire général de l’association Enfants de Côte d’Ivoire, projet humanitaire initié en 2005 et dont le maître mot est la solidarité. Venir en aide aux plus démunis, sensibiliser les populations sur les valeurs importantes telles que la solidarité, créer un mouvement national qui ne laisse aucune personne dans l’indifférence, « être utile » à tous les niveaux. Un combat certes difficile mais qui commence à faire ses preuves. Entretien avec son fondateur, manifestement engagé dans la réussite de ce projet à la fois humanitaire et culturel…
Présentez nous votre association…
Les enfants de Côte d’Ivoire est une association humanitaire et culturelle qui fait la promotion de certaines valeurs importantes telles que la solidarité et le développement.
Et quelles en sont les objectifs ?
Les objectifs il y en a plusieurs qui sont : contribuer à l’amélioration de la santé et à l’éducation des enfants, contribuer à la sensibilisation de nos populations sur les fléaux qui portent entravent au développement et contribuer aussi à la revalorisation du peuple africain, toujours soumise à la politique de la main tendue.
Et vous disposez justement de quels moyens pour parvenir à tous ces objectifs sus-cités ?
Nous disposons de plusieurs ressources notamment un album musical qui est déjà sur le marché à Abidjan, du marchandising proposé à la population. Notamment des tee-shirts, des casquettes, des cartes postales, des bermudas, etc. et bien évidemment nous ferons appel à la bonne volonté des ivoiriens. Je pense que nous disposons de plusieurs ressources. Concernant l’album, nous aurons une campagne dont le thème est « une cassette pour le sourire des enfants » avec l’objectif d’atteindre un certain nombre de ventes et tout naturellement, nous solliciterons la contribution de différentes entreprises en cote d’ivoire.
Qu’est ce qui vous a motivé à créer une association pareille ?
Nous avons émis l’idée de lancer une grande opération dont les bénéfices permettront de distribuer des repas à plusieurs enfants et aussi leur apporter des soins de santé à divers endroits du pays. Voilà comment l’idée nous est venue de créer l’association enfant de Côte d’ivoire.
Quand vous dites « Enfants de Côte d’Ivoire » cela prend en compte qui concrètement ?
Enfants de Côte d’Ivoire, c’est l’association de tous les Ivoiriens. Nous sommes tous des enfants de Côte d’Ivoire. Nous devons mener des actions pour les plus petits d’entre nous, pour ceux qui sont en difficulté. Donc cette association permet de rassembler tout le monde, permet de rassembler tous les Ivoiriens dans un élan de solidarité. Tous ceux qui veulent être utile, nous les invitons à rejoindre cette association. Il s’agit de tous les Ivoiriens, de tous les fils et filles de Côte d’Ivoire. Sinon quand on dit enfants de Côte d’Ivoire il s’agit bien évidemment de venir en aide aux enfants démunis vivant sur le territoire ivoirien mais au-delà, tous les Ivoiriens sont concernés.
La plupart des associations humanitaires en Afrique, particulièrement en Côte d’Ivoire, ont beaucoup de mal à asseoir leur crédibilité du fait de la mal gérance. En quoi êtes-vous différents ?
Tout d’abord je souhaiterais vous dire que le plus important c’est qu’on respecte l’initiative. Et puis ceux qui penseraient ainsi seraient très mal inspirés. Tout ce que vous voyez aujourd’hui a été financé en fonds propres. Ceci est notre contribution pour notre pays et j’invite à cet effet tous les Ivoiriens à nous rejoindre en nous faisant des propositions allant dans le sens de cette bonne action.
On peut lire sur votre site le nom du président de la république, Laurent Gbagbo, à qui vous dites merci de vous avoir soutenu. On peut se poser des questions, n’est-ce pas ?
Non ! (un sur la défensive, ndlr). C’est un événement que nous avons initié pour notre pays donc je pense tout naturellement faudrait qu’on s’adresse tout d’abord au premier des « enfants de Côte D’ivoire » qui est le président de la république. C’est tout à fait normal que nous sollicitions le parrainage du président de la république. C’est une campagne à caractère nationale et nous ne pouvons pas la faire sans le président de la république. Nous avons sollicité son parrainage qui est un gage de moralité et une forme de soutien. C’est dans ce même esprit que nous solliciterons bientôt le soutien du gouvernement de réconciliation nationale.
Votre association a été créée en 2002, année qui a vu le déclenchement du conflit armé en Côte d’Ivoire. Y a-t-il un rapport ?
Nous nous sommes inspirés de l’exemple français des « Restos du cœur ». Pourquoi ne pas en faire autant en Afrique et plus particulièrement en Côte d’Ivoire ? La Côte d’Ivoire sera le pays pilote de ce projet qui s’étendra à l’Afrique.
Avez vous des contacts avec certaines associations humanitaires déjà implantées en Côte d’ivoire ?
Pour le moment, la réponse est « Non ! » dans la mesure où nous sommes basés en France. Même si nous avons un bureau local en Côte d’Ivoire — sis aux 2 Plateaux Rue des Jardins, et des représentants sur place. Ce sont eux qui sont chargés de nous mettre en relation avec les associations déjà implantées et œuvrant pour le bien-être des enfants dans le pays.
Pour tous ceux qui voudraient vous contacter ou en savoir plus sur « Enfants de Côte d’Ivoire » Comment s’y prendre ?
Vous avez toutes nos coordonnées sur notre site Internet qui est www.enfants2ci.net. Vous y trouverez toutes les informations sur cette association.
Votre mot de fin…
Je demanderai aux Ivoiriens de s’engager résolument vers la paix pour que les enfants de Côte d’Ivoire grandissent dans une atmosphère propice au développement. Nous invitons tout le monde à se mobiliser dans cet élan de solidarité pour « être utile » à tous les niveaux.