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EGBLE MAKOU Mouvements et sons du corps…ou la danse afro contemporaine !

Cheickna D Salif | | Danses

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Du 10 au 23 mars dernier, au théâtre DUNOIS à Paris, la compagnie Fabre/Sénou a présenté un spectacle époustouflant et haut en couleur intitulé EGBLE MAKOU qui signifie en langue Fon (une ethnie du Bénin) « Ça passe ou ça casse ».

Cette création-2008 met en lumière une chorégraphie ou les corps produisent mouvements et sons. Quatre artistes interprètes (Solange Adeye Moboladji, Omer Yaméogo, Samson Kpadonou Loko, Ewa Tohinnou) ainsi que des musiciens et danseurs ont été commis à la tâche pour l’aboutissement de cette création liée aux cultures africaines. Mettant ainsi en exergue danse et musique sous une bonne orchestration du corps des acteurs. Toute chose qui renoue avec les pratiques ancestrales des rituels du Bénin marqué par la synthèse entre le corps du danseur qui produit des sons percussifs et vocaux.

Dans ce spectacle, c’est donc le corps dansant qui produit sa propre musique. Encore une fois ici, où tout est concentré dans le corps, c’est le synthétisme africain qui se distingue de l’analytique européenne. C’est en cela que réside l’énergie créatrice de cette œuvre. La pièce EGBELE MAKOU est un mode de représentation singulier où l’expression contemporaine dansée et la danse afro contemporaine se rejoignent, même si l’empreinte africaine du projet les distingue. Ce spectacle reste sans nul doute le résultat de la collaboration entre la culture occidentale et la culture africaine à travers Caroline Fabre et Norbert Sénou.
Notons que la pièce « On est où là ? », une création (2007) de la compagnie, a été présentée en lever de rideau de la création GBELE MAKOU.