Coronavirus : Le cinéma français, pas encore au bout de ses peines

Le président français Emmanuel Macron a annoncé, lundi 13 avril à la télévision, que les salles de cinéma resteraient fermées après le 11 mai date à laquelle rouvriront progressivement les crèches, écoles, collèges et lycée– et jusqu’à nouvel ordre.
Le cinéma français reste l’un des secteurs les plus touchés par la crise sanitaire du coronavirus. Grande perdante de la crise, l’industrie du cinéma devra encore attendre plusieurs mois pour une parfaite reprise de ses activités.
Lors de sa récente allocution, le président français Emmanuel Macron a déclaré qu’il n’y aura pas de festivals avant la mi-juillet. A l’instar des musées et restaurants considérés comme des lieux rassemblant du public, les cinémas resteront fermés. Des secteurs qui ne sont pas concernés par le déconfinement progressif prévu au mois de mai prochain.
Le président de la Fédération nationale des cinémas français (FNCF), Richard Patry veut voir un espoir dans « la possibilité d’une réouverture dans un deuxième temps, entre le 11 mai et la mi-juillet ». Elle serait pour lui « une chance pour le cinéma français», la sortie de nombre de films américains ayant été reportée à l’automne.
« Nous allons pouvoir reprendre (les films) qui étaient sortis le 11 mars, juste avant le confinement », a-t-il indiqué au “Parisien” mercredi.
Mais il « va falloir plus de moyens aux exploitants, notamment pour embaucher, afin de mettre en place les nouvelles mesures de protection des spectateurs et pour communiquer et attirer ainsi le public en salles », a-t-il ajouté. «La vraie inquiétude, ce n’est pas la fermeture, mais la réouverture».
Selon des estimations de la FNCF, les entrées dans les salles devraient être en baisse de 55 millions sur la période allant de début janvier à fin mai par rapport à l’an dernier, soit une perte de plus de 370 millions d’euros pour la filière. Le ministre de la Culture Franck Riester a cependant reconnu dans “Le Monde” que l’on « ne savait pas » pour l’instant quand les salles pourraient rouvrir.
L’espoir d’une reprise rapide des activités de l’industrie cinématographique tient au civisme des Français. Nul ne doit alors lésiner sur le respect des mesures barrières visant à freiner la propagation du coronavirus et du confinement imposé par le gouvernement.
Arsène DOUBLE