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« Napoléon » : Ludivine Sagnier, l’étoile discrète coupée au montage, partage ses émotions

Alexandre Martin | | Cinéma

Alors que le film Napoléon de Ridley Scott se pare de son casting éblouissant, une triste note vient assombrir la renommée de l’actrice française Ludivine Sagnier, dont la présence a été éclipsée au montage. Dans une conversation sincère avec Le Parisien, elle évoque les sentiments contradictoires de frustration et de résilience face à ce coup du sort cinématographique.

Sur le tapis rouge de l’avant-première de Napoléon, où brillent des noms tels que Joaquin Phoenix et Vanessa Kirby, une ombre plane sur la talentueuse Ludivine Sagnier. Annoncée au casting de cette superproduction, elle n’a malheureusement pas eu la chance de voir son travail figurer dans la version finale du film. Malgré son rôle en tant qu’aristocrate espagnole, Thérésa Cabarrus, proche de Joséphine de Beauharnais, la scène de Sagnier a été laissée sur le sol de la salle de montage. Une déception qu’elle partage avec le public dans une interview révélatrice avec Le Parisien.

À 44 ans, Ludivine Sagnier, actrice chevronnée au parcours international, a été informée de cette décision par Ridley Scott lui-même, via un courriel empreint d’amabilité. Cependant, la gentillesse du message n’a pas éclipsé le goût amer de la déception : « C’est tout de même un peu frustrant, assez décevant, mais il y a de plus grandes déceptions que ça dans la vie », confie-t-elle avec sagesse.

Son rôle en tant qu’amie proche de Joséphine de Beauharnais promet de ressusciter dans la version longue du film qui sera diffusée ultérieurement sur Apple TV+. Un espoir pour les fans de l’actrice et une occasion pour elle de briller pleinement dans le personnage qu’elle a incarné avec dévouement.

Ludivine Sagnier, également maman de trois enfants, prend cet épisode avec une dose de réalisme. Elle n’est pas étonnée de cette coupe au montage, soulignant la nature éphémère et souvent imprévisible du cinéma. « Je ne suis effectivement pas étonnée. C’était tout de même un petit rôle, huit jours de tournage au total, et j’ai bien vu que Ridley Scott avait tourné énormément de choses. »

L’actrice, qui incarne l’amante de Paul Barras devant la caméra de Tahar Rahim, plaisante même sur la nature non divulguée de sa scène : un ‘lap dance’ qu’on ne verra pas sur grand écran.

Pourtant, loin de sombrer dans la déception, Sagnier tire des leçons de cette expérience. Dirigeant la section acteur à l’école de cinéma Kourtrajmé, elle partage la réalité du métier avec ses étudiants : « à ce stade de ma carrière, c’est de l’ordre du petit revers : c’est un peu crispant, mais j’en retiens vraiment quelque chose. J’en ai parlé à mes élèves, je leur ai dit que nous n’étions jamais à l’abri de frustrations dans ce métier : rien n’est acquis, mais c’est presque rafraîchissant ! »

Malgré cette déception, les projecteurs ne tarderont pas à se braquer à nouveau sur Ludivine Sagnier. Elle fera bientôt son retour dans la série The Grand Master: Franklin in Paris aux côtés de Michael Douglas, offrant ainsi une nouvelle chance au public de savourer son talent indéniable.

Alexandre Martin

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