« Les Nounous » – Saison 2 : quand Eva Guehi crève l’écran

Il arrive parfois qu’une série ne se contente pas de raconter une histoire, mais qu’elle révèle au passage une évidence. Avec la saison 2 de la série ivoirienne « Les Nounous », c’est un talent à l’état brut qui s’impose sous nos yeux : Eva Guehi. Sans effets tapageurs ni artifices inutiles, son jeu frappe par sa justesse et sa sincérité, captant l’attention dès ses premières apparitions.

Ce qui marque d’emblée chez Eva Guehi, c’est cette capacité rare à habiter son personnage avec une intensité presque instinctive. Elle ne joue pas, elle est. Chaque regard, chaque silence, chaque hésitation semble chargé de sens. La caméra, loin de l’écraser, devient son alliée, captant une palette d’émotions qui oscillent entre fragilité et force intérieure.

La série lui offre un terrain d’expression idéal : un récit qui laisse respirer les personnages et leur permet d’exister dans leurs contradictions. Eva Guehi s’y engouffre avec une aisance déconcertante. On sent chez elle un engagement total, une compréhension fine des enjeux émotionnels, comme si le rôle avait été pensé pour révéler précisément ce qu’elle a de plus singulier.

Son interprétation se distingue également par une grande retenue. Là où d’autres surjoueraient, elle choisit l’économie de gestes et de mots. Ce minimalisme donne une puissance supplémentaire à son jeu et renforce la crédibilité de son personnage. Le spectateur n’est pas guidé, il est invité à ressentir, à lire entre les lignes.

Cette performance laisse entrevoir un avenir prometteur. Eva Guehi ne cherche pas à séduire à tout prix ; elle impose une présence, une vérité. C’est précisément cette authenticité qui fait d’elle l’une des révélations marquantes de cette nouvelle saison.

Avec Les Nounous saison 2, la série rappelle que le véritable talent ne se mesure pas au volume, mais à la profondeur. Et lorsqu’il apparaît ainsi, sans fard, il crève l’écran. Une chose est sûre : le nom d’Eva Guehi mérite désormais toute l’attention.

Firmin Koto 

Firmin Koto: