“La Cité des Arts visuels” du cinéaste français Ladj Ly, soupçonnée de détournement de fonds publics à hauteur de 200.000 euros

ASSOCIATED PRESSL’association de cinéma créée par Ladj Ly (ici lors des Césars en février 2020) est dans le viseur de la justice pour des soupçons de détournements de fonds. Le réalisateur des « Misérables » et son frère, président de l’association, contestent « toute malversation ».

L’association “La Cité des Arts visuels”, créée par le réalisateur français Ladj Ly, fait l’objet d’une enquête de la justice pour des soupçons de malversations financières.

 

L’association “La Cité des Arts visuels”, créée par le réalisateur français Ladj Ly, est soupçonnée de détournement de fonds publics à hauteur de 200.000 euros. Elle a été perquisitionnée, le 21 janvier 2020. L’annonce a été faite par France Télévisions, ce mardi 26 janvier.

“La Cité des Arts visuels” située à Montfermeil a pour vocation l’initiation aux métiers du 7e art, notamment par le biais de son école Kourtrajmé, gratuite et à destination de « ceux qui ont envie mais n’ont pas les moyens d’accéder aux écoles de cinéma ». L’association est présidée par le frère du réalisateur des “Misérables” et financée en partie par des subventions publiques et des dons privés, comme le souligne franceinfo.

L’organisation est dans le viseur de la justice depuis début 2020, à la suite d’un signalement de la cellule de Bercy qui lutte contre les circuits financiers clandestins et le blanchiment d’argent.

Cependant, leur avocate maître Julia Minkowski a indiqué à l’AFP que le réalisateur n’avait eu vent de l’enquête que fin décembre lorsque des partenaires financiers de l’école ont reçu des requêtes de la police. Les frères Ly ont ensuite pris contact avec les autorités judiciaires pour « pour demander à être entendus afin de pouvoir nous expliquer sur ces prétendues malversations que nous contestons et que l’affaire soit classée le plus vite possible. »

Ce qui n’a pas encore été le cas. « On ne sait pas ce qui nous est reproché. Et pour le moment le parquet n’a pas jugé bon de nous entendre », a déclaré l’avocate à l’AFP. « Nous n’avons pas de nouvelle depuis. Une telle enquête peut mettre en danger certains projets et le développement d’autres structures », déplore-t-elle dans Le Parisien, affirmant que ses clients nient « toute malversation.»

Arsène DOUBLE

Arsene DOUBLE: