Interdit en Algérie, le film « Papicha » réalisé par l’Algérienne Mounia Meddour, a remporté, vendredi dernier le César du meilleur premier film.
Ce long métrage qui raconte l’histoire d’un groupe d’étudiantes algériennes durant la décennie noire en Algérie, marquée par l’extrémisme et brutalité du terrorisme des années 90, a été décerné vendredi 28 février 2020 par une consécration bien méritée.
« Papicha», oeuvre pleine de vitalité portée par le tourbillon d’énergie de ses actrices est inspirée dans les souvenirs de la cinéaste Franco-Algérienne, née en 1978. En recevant son prix, la réalisatrice Mounia Meddour a déclaré : « Il m’a fallu énormément de courage pour me décider à raconter cette histoire personnelle, qui est douloureuse aussi, mais qui était nécessaire. C’est un témoignage important du combat des femmes en Algérie ». Et d’ajouter « Merci de nous remercier de l’autre côté de la Méditerranée. Et je dirais One, two, three, Viva l’Algérie ».
Le deuxième Prix remporté par « Papicha » est celui du meilleur espoir féminin, il a été décerné à l’actrice algérienne Lyna Khoudri pour son rôle très fort de Nedjma.
Pour rappel, l’avant-première du film « Papicha » en Algérie était prévue pour le 21 septembre dernier, mais ça a été annulée à la dernière minute, sans explication par les autorités. Selon ses producteurs, il devrait pouvoir y sortir bientôt.
Jean Paul TRA BI