Nu’ Barreto, de l’ idéologie à la contribution de la société

La possibilité de la mémoire humaine arrive à donner une reforme à la conscience de l’humanité, sous cette carrure de nid à penser. Il serait d’une grande intelligence habile pour nous, êtres pensants, de voir notre temps dans une fertilité de croissance naissante et d’une transition vertigineuse vers une ère toute nouvelle.

Se dévoilant dans ce corps spongieux en fragment de nuances chromatiques, l’artiste peintre Nu’, décline sa riche sensibilité picturale telle que présente la pluralité de ses formats adaptés. Sur des supports ensoleillés de médiums divers, Barreto Nu’ réinvente la nature. Il la questionne, en l’invitant  à comprendre et à voir ce monde actuel, dans une autre forme d’idéologie mentale.
Etablie au sommet de sa pure maturité, l’œuvre de Nu’, (cette silhouette) dessine  le destin du monde dans lequel nous cohabitons. Singulièrement, cette réalité graduelle  a toujours su influencer le cognitif de notre artiste.  Il le souligne si bien dans cette parenthèse :
« L’art n’aurait pas été d’utilité humaine s’il ne séparait pas l’animal rationnel de l’animal irrationnel. Le contempler est insuffisant, Le dompter et léguer ses valeurs aux générations futures, en vaut autant qu’une existence. »
Si pour notre artiste, le destin commence par un départ et se termine vers un autre départ, alors  il se positionne du côté de ceux qui cherchent à voir et à dessiner le monde selon leur propre guise. Car dans sa logique tertiaire, une œuvre d’art doit déranger.
L’œuvre comme une poésie
Sur un fond attristé, très noir dans l’ombre,  sombre à l’aube de son histoire un désespoir au goût très amer, pistant l’incompréhensible. La tristesse s’impose à une solution prédéfinie. Indéniable  et constant, ce souci d’explorer les moyens, d’endiguer  les différences sociales entre les sociétés et ces hommes gagne en attraction.  « Inlassablement, Nú Barreto parcourt par le biais de son Art assez diversifié tant en médiums  et qu’en supports,  en apportant par son langage et ses idéologies, sa contribution à la société.  Droit comme la justice et sincère dans ces expressions,  ne laissant échapper aucune occasion d’empoigner le rouge vif symbolisant  la douleur, la tristesse, le dégoût,  le désespoir convulsif.  Une couleur inséparable dont l’artiste se sent intimement  et profondément attaché. L’inégalité et la différence constituent  une palette essentielle dans laquelle son énergie n’est jamais épuisée. Tel un songe. Une pureté infinie. L’Homme reste une énigme absolue. » De par ses origines, cette impression rougeâtre s’exprime avec expressivité, tout en  traversant dans le ciel des nuages et des supports solides comme les murs, rien qu’avec sa puissance tinctoriale (son tempérament). La fine texture des lignes colorées percent et absorbent les contours des personnages dans une querelle constante entre  cris, regards indiscrets et volubiles. « Regards horrifiés et fauchés de sensualités.  Regards lointains cherchant un futur compromis dans le monde contemporain. Regards avides de survies. Regards enflés de tout et de rien. Regards amochés des hommes blessés.  Des regards expressifs. C’est évidemment dans ce paradoxe atmosphérique d’indifférence et de différence que Nu’ Barreto tire sa source inépuisable d’ou son inspiration. Le social. Est-il vrai que le social est un symbole d’ascension ? »
La vision artistique de Nu’ rejoint celle de la pure esthétique. Une philosophie de l’art sur les conditions de l’existence humaine et de leur résolution à travers ici bas et le cosmos de du vide scientifique. Médiateur du monde visible et invisible, il explore de nouvelles idéologies fondées sur le bien-être social, dans un axe bien déterminé où il aborde des théorisations sur la moralité comme le point émergeant de la postmodernité.
Désiré Amani
Desire Amani: