Des lignes rouges nous indiquent que cet art est lié à la sonorité des lieux qu’il occupe. En effet, pour se repérer, se déplacer et pour pouvoir retrouver leurs dessins, les hommes et/ou femmes préhistoriques utilisaient le son de leur voix et déposaient une marque rouge pour souligner l’importance sonore de l’emplacement.
Ainsi pour la compréhension de l’art rupestre, il est indispensable de savoir que l’association du son et de l’image est primordiale. Il s’agit de dessins représentant des animaux en train de chasser ou de migrer, figurés de manière très schématique. Mais il ne s’agit pas uniquement de cela.
La voix a une signification rituelle, elle est une invitation à la médiation entre les êtres humains et les esprits de la nature. Les contrastes dialoguent, les ombres chevauchant les figures par un jeu de lumière rappellent le mouvement, la force et le cycle de cette ère comme une quête de l’au-delà.
Née à Tarare (Rhône). Christine Bry étudie la philosophie à Lyon (Mémoire d’Esthétique avec Henri Maldiney) elle a soutenu un mémoire d’esthétique intitulé « Présence et Création de l’œuvre d’art ». Elle suit parallèlement une formation aux Beaux Arts de Lyon.
Au cours de ses années d’apprentissage entièrement vouées à la peinture abstraite, l’enseignement d’un de ses professeurs l’aide à effacer progressivement la frontière théorique entre l’abstraction et la représentation figurative. En 1975, elle s’installe à Grignan (Drôme) et se consacre à la peinture. Christine Bry expose dans différents lieux à travers le France et de l’autre côté de la Manche depuis plus de 20 ans.