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Le temps et son existence

Desire Amani | | Arts Visuels

Png;base64,iVBORw0KGgoAAAANSUhEUgAAAG4AAAClAQMAAACHulrPAAAAA1BMVEUAAACnej3aAAAAAXRSTlMAQObYZgAAABlJREFUGBntwTEBAAAAwiD7p14ND2AAALwKCasAAVZEbW8AAAAASUVORK5CYII=Nous existons par notre marquage sous divers angles disciplinaires en fonction de vos valeurs sociétales. Nous, enfants nés après les indépendances des pays d’origine Africaine. Nous sommes donc la tête de fil de « l’ouverture des yeux », d’où l’éclosion du modernisme à caractère démesuré dans nos sociétés traditionnelles dites africaines.

Victime d’un déracinement socio affectif et d’un façonnage accru à l’école non traditionnelle, les résultats  sont de nos jours à l’image de la couleur de notre sensibilité. Un retour aux sources est donc catégorique pour mieux cerner et dans la mesure d’une possibilité, se projeter à nouveau dans l’avenir. Pour qu’une telle démarche soit sans reproche du yeux du tout monde, il sera nécessairement plausible de faire preuve d’une conscience intellectuelle sous une remise en cause sur soi pour mieux toucher les fondements de cette plaie incurable et d’en savoir l’origine de ce mal universel qui perdure et qui se perd dans le temps des temps aux réflexions conditionnées   s’acoquinant culturellement comme une épidémie vertigineuse: ce nid à merdes qui nous embaume tout le long de notre existence.

Qu’est-ce donc que le temps ? Existe-t-il visiblement ? Est-ce  l’existence qui fait le temps ? Ou c’est le temps qui nourrit l’existence ?

Pour répondre d’une parfaite visibilité singulière face aux hypothèses, la voie la mieux adaptée serait de se faire un vide dans la mémoire et laisser libre choix à cette expression « penser le temps ».

Selon Etienne Klein, dans son ouvrage « le TEMPS existe-t-il ? » édition le pommier, 2002, 63 pages, précisément à la cinquième page, il explique que : penser le temps, c’est labourer la mer ; juste pour montrer non seulement à quel point ce mot apparait vieux comme son histoire et donc synonyme du « primitif » mais la difficulté de la tâche à vouloir penser le temps, donnée insaisissable par définition.

Le temps, ce petit mot de cinq lettres, à multiple connotations prouve sa liberté en donnant un lieu à sa propre nature, pour citer Ludwig Wittgenstein : « Où va le présent quand il devient passé, et où est le passé ? »

Présenté aux yeux de l’ensemble des êtres humains sous trois possibilités ou trois modalités, le temps selon le commun des mortels marque sa présence dans le passé, le présent et l’avenir. Cependant, ces trois phases n’adhèrent pas à la notion de la fidélité. Ces éléments ne sont pas stables (fixes) dans le temps. Le temps étant son propre maître, fait du temps un jeu où lui seul serait capable avec le temps de nous éclaircir  les fondements sur son intelligibilité (fonctionnement). Car, il façonne le présent en passé, le passé en avenir pour certains et l’avenir en présent ou en passé pour d’autres. Pour illustrer, nous prenons comme exemple l’évolution de l’espèce humaine et la croissance d’une graine jusqu’au stade d’arbre.

La préoccupation d’où la question que l’on peut se poser serait de savoir avec  exactitude laquelle de ces trois épisodes semblerait-elle la plus réelle si nous prenons comme configuration l’existence de l’homme depuis la préhistoire ?

Le temps, en temps réel, n’a point d’histoire avec sa nature. C’est l’homme (avec sa vision en reliant tout à sa guise) qui a plutôt un grand souci avec cet éternel phénomène depuis la nuit des temps. C’est l’homme qui apprécie  et façonne le temps en lui trouve certainement un contenu.

Aristote dans sa performance littéraire exposait à nue le cas du passé, qui pour lui semblerait tout inexistant. Tout « temps » présente donc en face d’une situation, ces deux éléments suivant (une ère dans une aire) nouveaux pour celui qui se situe dans ce temps au moment où l’action fait sa meute. Donc, le passé se caricature en un présent éternel sous une cicatrice de l’avenir dans les vitrines d’un futur au présent.

Vivre le futur dans un réel présent montre les vicissitudes de cette approche notionnelle qui se veut un temps de l’histoire nous collant à la peau et qui en dit long depuis des siècles et des siècles.

Et Etienne Klein de poursuivre dans son ouvrage précité à la quatrième phrase  de la neuvième page que « Le passé tend à se sédimenter dans le présent, à s’y cristalliser en déterminismes, à y stocker des fatalités de toutes sortes. » Juste une marque de notre devenir sur ces phrases qui se perdent dans une franchise que le souvenir des humains leur impose et leur exige sans leur approbation.

Est-ce une admonestation singulière de l’emprise de l’homme sur le reste de l’Univers ou de la pure supériorité?

Ainsi, bien entendu, nos interventions qui gravitent autour de notre sensibilité, reconduiront cet approfondissement vers une  éthique originelle des sources qui caractérisent  le présent. Alors situons le temps dans un lieu et nous saurions sans  faille toutes les facettes de cette objurgation.

Le temps comme dans un lieu

Défini par l’imagination de l’homme, le temps respire l’air de l’espace et rien ne lui échappe. Compris entre le lieu et à la fois l’instant circonscrit dans le milieu, le temps se voit croquer l’intelligence humaine sous une appellation circonstanciée obéissant aux processus que conduit l’univers sur l’ouverture éphémère d’une possibilité quelconque. Cette continuité s’adresse respectivement à l’élan pour soutenir d’une part l’action en un potentiel souvenir.

Originaire de la stabilité, le temps solidifie avec fluidité, la performance que l’être humain se donne pour auditionner ou répugner une capacité singulière (exploit). Le lieu du temps se passe en quasi-totalité dans l’esprit ou le cognitif de l’homme en particulier, aussi moins chez d’autres êtres vivants, pour ne citer que les animaux. Ces êtres peu étranges ne cherchent en aucun cas à atteindre une performance dans la mesure où ils ne se posent aucune contrainte dans leur train de vie.

Entre- temps, « L’homme passe sa vie à raisonner sur le passé, à se plaindre du présent, à trembler pour l’avenir » selon Antoine de Rivarol. N’est-ce pas une manière de faire plaisir à nos papilles gustatives en donnant un sens à notre présence sur terre ?

Apprendre à vivre avec le temps, ce que nous faisons avec la distance exprimée en heure, minutes et secondes sont les milieux où réside la nature propre du temps. Ainsi exigé par l’homme des cavernes.

Comprendre si le temps a une existence de nos jours, atteste une fois de plus L’éternelle insatisfaction de l’homme. Une insatisfaction, selon Deepak  Chopra dans son ouvrage  « le Livre des Secrets » comparée à une faim profonde c’est-à-dire un secret qui n’est révélé que lorsque l’on est désireux de découvrir une partie cachée du soi. On pourrait dire avec cet auteur que trouver les dimensions cachées en soi-même est le seul moyen d’apaiser sa faim la plus profonde. Le temps ne semble pas s’éloigner de cette énigme tant sa dimension cachée reste comme une soif non étanchée. A la recherche de nouvelles découvertes qui marqueront les ultimes pages dans le livre des savoirs terrestres, l’homme respire dans la chaleur de son « moi » un avenir prometteur pour son prochain.

Dire que le passé n’a point existé de nos jours, est en quelque sorte un tout petit peu limite car les témoignages depuis la préhistoire accostent nos chantiers livresques avec flux (affluence).

Même si le droit de la divergence d’esprit caresse la polémique de ce fait réel, l’on peut alors sentir dans son être de chair une évolution, une transformation de sa plastique physiquement visible. Alors le soutien, ici du « passé » serait donc le crédo de notre corpus. Conçu dans une thébaïde, le passé est un pur néant aux affinités réelles comparable à l’état du présent et celle de la vision de l’avenir ou du futur. Le passé, se passe dans ce qui n’est plus, donc un souvenir du présent passé.

Cette partie antérieure au présent, par rapport à l’avenir ou au présent, la notion du passé, de par sa spécificité d’irrévocabilité, renvoie de prime à bord à une fermeté conséquente  d’impuissance reliant quiétisme et léthargie (passivité). Dans ce cul-de-sac (impasse) de ni paix, ni guerre, le temps, malgré sa taille très impressionnante est dans l’incapacité de réagir sur soi-même. Emprisonné et ligoté dans son propre poison (piège), il nous fait subir le venin de cette emprise dans la cervelle de notre mental, nous ses colocataires directs. Un poids réel endossable, même s’il incarne bien vrai le futur comme aussi bien le présent.

Nous connaissons le passé non seulement par la raison (ce qui nous donne l’accessibilité à la conformité d’un récit avec un fait et qui nous éloigne des erreurs et illusions), mais encore plus par le cœur (ce qui nous attache à quelqu’un ou à une chose). C’est ce qui explique d’ailleurs que le passé peut se définir comme étant un avenir vivant dans un futur où le présent conserve sa propre histoire liant mémoire, temps et temporalité. La misère et la grandeur du passé par l’homme, trouvent son sens initial dans le présent et l’avenir.

 L’optique ici, n’est nul pas de savoir comment le passé laisse dans notre mémoire des traces si sensibles, mais juste procéder à une mise en examen et décrypter comment l’on peut concevoir la réalité d’un passé dès lors que la réalité n’est définissable qu’au moment où l’action se présente en face de soi dans un espace-temps avec une telle précision de taille.

On peut dans un sens approuver d’une part le caractère intime du passé de toute cohérente réelle que son impuissance peut conserver jalousement dans le secret des Dieux. Mais pour nous autres en tant qu’êtres humains, l’unique sentier qui pourra nous convaincre de l’existence de la réalité du passé, serait d’autre part, une présence d’une chose quelconque visible et maniable. Car pour une parfaite crédibilité, la réalité doit être vue et touchée par des gens à qui la confiance semble à une très grande élévation : « le tout monde ». N’étant du tout pas dans une possibilité avec le cas de ce qui serait passé, alors, je suis d’avis avec la formulation d’Etienne Klein qui dit : qu’ « on peut donc légitimement affirmer que le passé n’existe pas. »

Le présent, en toute quiétude sous cette approche notionnelle, garantit son opposition à ces deux taxinomies (terminologies) : Passé et futur.

C’est donc le cas de ce qui se passe ou existe actuellement. Vu par la pénombre du jour naissant, le présent offre au passé, par sa bonne grâce ce qui n’est plus ou ne serait plus. Pour le futur, il (le présent) s’abstient en toute présence singulière de ne rien dévoiler, car pour lui le futur reste toujours une fin qui n’est pas encore à l’ordre du jour, ou qui n’est pas encore. En somme, une finalité sans fin absente en face du présent. Tel qu’il est défini à mon sens, le futur. Dans tous les cas, le passé, le présent et le futur ne se rencontrent presque jamais comme la vie et la mort et ne sont pas prêts de l’être. Ils existentséparément dans une relation d’une interférence et interdépendance extraordinaires. Peut-on parler de présent sans le passé et le futur, de futur sans le présent et le passé ou encore de passé sans le présent et le futur ? On  pourrait être tenté de dire que hier n’est pas aujourd’hui et aujourd’hui n’est pas demain comme hier n’est pas demain. Et pourtant, aucune de ces trois données du temps ne peut être envisagée ni même simplement évoquée sans l’autre.

La question sur la résidence du temps est celle où l’actualité et la philosophie se rejoignent, forment une même voix aux fins d’égailler généralement, notre esprit critique. Plusieurs divergences peuvent y trouver place avec le seul point commun : le présent n’existe finalement pas que par le passé et le futur. (Ils sont tous pareils, sauf les noms qui les différencient).

Pareils comme tous les jours de la semaine qui n’ont pas les mêmes événements dans la dite semaine. En effet, dans l’art de vivre des humains les choses ont tendance à s’éterniser. Et, si cette vocation obéit à son acte, alors le moment du présent s’effacerait à chaque instant de la réalité et se transformerait automatiquement en passé. Et si cette mobilité tend à disparaître, le présent ne peut en aucun cas, même avec un miracle, non plus être ramené à une simple limite sans durée.

L’homogénéité de l’espace à l’intérieur de la frontière du temps, nous introduit par la présence des faits qui relatent que le présent advient comme l’emblème qui dévoile la nature paradoxale de cette notion du temps, dans sa totale condition supposée ne pas l’être.

C’est pour cette raison cavalière, qu’il faut savoir accepter avec charisme et comprendre avec maturité que l’essence de la compréhension du temps  repose sur la temporalité. Une révolution cognitive de notre moi qui n’exclut le temps non pas comme une chose dont la présence semble problématique, mais comme un acte de conscience dans une méthode qui permet de prendre en compte son déploiement à la fois sur le passé, le présent et l’avenir.

Agrandir, ici, le temps en une seule possibilité tout en réduisant ses multiples formes, expriment clairement dans cette  célèbre unification des goûts de la phénoménologie et de la philosophie contemporaine qu’il n’existe en aucun cas trois temps, mais trois formes de présence adaptées à la conscience, soit trois manières temporaires et collectives que le temps exploite pour satisfaire sa manie, sa pensée, sa vie. Pour conclure, je dirai plutôt pour satisfaire ses habitudes.

Ou, encore, pour souligner avec une fidélité dans (Confessions, livre XI), cette assertion comme l’a remarqué   Saint Augustin qu’il Ya trois modes de temps : « le présent des choses passées, le présent des choses présentes, le présent des choses futures ». Le temps est-il tout le temps ? Ou encore aurait-il un lien entre l’être et le temps si « les mots qui vont surgir savent de nous ce que nous ignorons d’eux » ?

De cette particularité, est-il alors possible de distinguer le temps dit contemporain ?

Désiré Amani

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