Dessinateur, penseur, humaniste, inventeur d’écriture, conteur, Frédéric Bruly Bouabré est l’une des figures les plus significatives de la vie artistique ivoirienne, africaine et mondiale. Son travail d’artiste et de chercheur, qui mêle ingénuité et profondeur philosophique, est
constamment montré sur tous les continents.
Présent dans les plus grandes collections et les plus grands lieux d’exposition, ce passeur d’amour et de pensées est l’admirable défenseur et « révélateur » d’une Afrique constamment lancée à la découverte d’elle-même.
« Nadro », le surnom qu’il s’était donné et qui signifie : « celui qui n’oublie pas », était un humaniste accompli.
C’est avec un réel bonheur que ses œuvres ont été présentées dans le Pavillon ivoirien, lors de la première participation de notre pays à la prestigieuse Biennale de Venise en 2013.
Le Gouvernement ivoirien, attentif à sa santé devenue de plus en plus fragile ces dernières années, lui a constamment apporté l’attention souhaitée. Dans sa chaise roulante, il ne se privait pas d’assister aux activités culturelles nationales, question de témoigner de son attachement à l’art et à la culture.
La disparition de Frédéric Bruly Bouabré, ce porteur de grandes valeurs humaines, est une immense perte pour notre pays, pour l’Afrique et pour le monde.
En ces moments de deuil, au nom du Gouvernement, je tiens à saluer avec une émotion compréhensible et le plus grand respect ce magnifique créateur et ce pédagogue de l’amour que la communauté des Hommes de culture du monde entier a hissé sur le pavois, à juste raison.
Je m’associe à la peine de sa famille, de ses amis et de tous ceux qui ont contribué, depuis de longues années, à faire rayonner son art et ses travaux.
Maurice Kouakou BANDAMAN
Ministre de la Culture et de la Francophonie