Suivez Nous

Festival International Montréal en Arts (FIMA 2009) Une galerie à ciel ouvert pour un succès phénoménal

Cheickna D Salif | | Arts Visuels

-


Montréal, la capitale du Canada était sous les projecteurs de l’actualité des arts, du 2 au 5 juillet dernier, comme la plaque tournante de l’art dans le monde. Et cela grâce à son traditionnel festival dénommé Festival International Montréal en Art (FIMA 2009) qui est aujourd’hui à sa 10ème édition.

En dix éditions, ce festival aura permis de révéler bien des talents cachés et d’œuvres de belles factures. Comme le témoigne d’une part l’exposition rétrospective, de tous les gagnants des différents prix des éditions précédentes, qui a regroupé plus d’une quinzaine d’artistes à la galerie Dentaire. Et d’autre part, l’exposition des coups de cœur du public, des dix premières années, à la succursale de la BMO (Banque de Montréal) qui a ouvert ses portes, les samedi 4 juillet et dimanche 5 juillet dernier pour accueillir les œuvres des artistes.

Pour ses dix ans, la FIMA a décidé de s’installer dans la rue, offrant ainsi au public et aux nombreux visiteurs une gigantesque galerie d’art à ciel ouvert s’étendant sur plus d’un kilomètre de la rue Sainte Catherine, entre St Hubert et Papineau. Où se sont côtoyés peintres, photographes, dessinateurs, joailliers, verriers, céramistes, artistes numériques, sculpteurs et sérigraphes venus d’horizons divers.

Au total, ce sont près de 135 artistes issus de divers pays d’Amérique, d’Europe et d’Afrique qui ont donné à cette zone située à l’est de Toronto une allure de capitale mondiale des arts en l’espace de quatre jours.

Pour de nombreux observateurs, cette édition fut mémorable puisque au-delà d’avoir connu une forte participation du public, des amateurs d’art et du nombreux public, elle aura répondu à toutes les attentes. Ce ne sont pas les artistes qui diront le contraire, eux qui auront réussi de bonnes affaires au cours de cette édition. Mieux, à cette allure affirme-t-on : « la FIMA sera une destination très prisée des collectionneurs, des amateurs et marchands d’art du monde entier au cours des éditions à venir à l’instar de la Documenta de Kassel en Allemagne, si les organisateurs maintiennent le cap».

Le programme de la 10ème édition du FIMA fut très alléchant. Félicitations aux organisateurs qui auront réussi ainsi à offrir sur un même plateau autant de disciplines des arts, avec la musique en direct tous les soirs et des prestations de DJs et de VJs au salon BMO joignant ainsi l’utile à l’agréable.

Le FIMA c’est aussi des prix décernés à des artistes pour leur esprit de créativité dans différents domaines. Et l’importance et la crédibilité de ces distinctions ne valent que par le professionnalisme des membres du jury, experts dans leur secteur respectif. Ce sont : concernant les Arts Visuels, René Binette, directeur de l’Écomusée du fier monde, Dominique Bouffard, Galerie Dominique Bouffard et Édouard Lachapelle, historien d’art.

Ce jury a donc attribué les prix suivants : Grand Prix du Festival (Maguy CARPENTIER), Prix Excellence DE SERRES (Vincent LESSARD), Prix Arts Visuels – Catégorie Photographie (Éric VILLENEUVE), Prix Arts Visuels – Catégorie Art abstrait (Tone LIVET), Prix Arts Visuels – Catégorie Figuratif (Daniel ERBAN).

À ces prix, il faut ajouter les mentions d’honneur attribués à Roch LANDRY, Émilie DESGEORGES et Tanja Tiziana BURDI.

Concernant les métiers d’art, les prix ont été attribués par Diane Chaput (artisane), Louis-Georges L’Écuyer (artisan) et France Brière (artisane) respectivement à Richard HAJJ (1er prix Métiers d’art IGA), Hélène DENIS (Coup de cœur du public BMO Banque de Montréal), Joseph CHOPIN (Prix Découverte) et Achilles Kouamé (Prix Raymond FURLOTTE) dans la catégorie Art Engagé

Dans la presse ivoirienne qui a fait écho de cette distinction de l’artiste peintre ivoirien résident au Canada, « ce prix est la consécration d’un jeune artiste qui a toujours su se distinguer à travers une grammaire picturale assez singulière. Qui rappelle à bien des égards la vie quotidienne de son pays natal la Côte d’Ivoire ».

Si les lampions se sont éteints sur la 10ème édition qui aura connu un franc succès, tout porte à croire que la 11ème édition offrira encore plus de perspectives et d’opportunités aux artistes dans leur carrière.

Dans tous les cas, FIMA 2009 aura été phénoménal à travers cette galerie à ciel ouvert, la plus grande du monde, pourrait-on dire.
Légende photo : Le peintre Achille Kouamé dans son stand lors du FIMA 2009

Laisser un commentaire

100pour100culture
Résumé de la politique de confidentialité

Ce site utilise des cookies afin que nous puissions vous fournir la meilleure expérience utilisateur possible. Les informations sur les cookies sont stockées dans votre navigateur et remplissent des fonctions telles que vous reconnaître lorsque vous revenez sur notre site Web et aider notre équipe à comprendre les sections du site que vous trouvez les plus intéressantes et utiles.