Célébrer Félix Houphouët-Boigny en tant que grand mécène des arts et de la culture ivoirienne est le vœu le plus cher de l’artiste-peintre Nguessan Thomas, enseignant au Lycée scientifique de Yamoussoukro. À travers l’exposition-hommage intitulée « Félix Houphouët-Boigny, traits pour traits », il entend magnifier les qualités de mécène du premier Président de la Côte d’Ivoire. Reportée au 27 septembre prochain, l’artiste nous fera découvrir Houphouët-Boigny sous plusieurs coutures. Nous l’avons rencontré pour en savoir davantage.
Pourquoi une exposition consacrée à Houphouët-Boigny ?
Eh bien ! Une exposition pour rendre hommage à Félix Houphouët-Boigny qui a été le premier et le plus grand des mécènes de l’art en Côte d’Ivoire.
Comment vous est venue l’idée d’exposer des portraits d’Houphouët-Boigny ?
C’est une exposition qui, pour moi, entre dans le cadre du trentenaire de la disparition du premier Président de la Côte d’Ivoire. C’est une exposition en vue de rappeler à la conscience collective ce grand homme qu’il fut. Ce grand mécène qui a financé plusieurs initiatives culturelles.
Pourquoi l’accent est-il mis sur ses qualités de mécène ?
Parce que sa passion pour l’art et la culture était sue de tous, au point d’avoir fait d’Abidjan la plaque tournante du monde culturel de l’Afrique de l’Ouest.
Cette exposition a été prévue de longue date, mais la coïncidence avec la célébration du trentenaire semble être l’occasion pour mettre l’accent sur les valeurs humanistes de l’homme…
L’adage le dit : « Il n’est jamais trop tard ou trop pour bien faire. » Rendre hommage, 30 ans après le décès du père de la nation, n’est que justice rendue au regard de l’homme humaniste qu’il a été.
Vous semblez exceller dans le figuratif. Est-ce un choix artistique ou un simple concours de circonstances ?
C’est depuis l’école des Beaux-Arts car pour moi, bien que difficile, le figuratif est plus parlant, expressif et atteint le maximum de cibles.
Être le premier peintre ivoirien à faire une exposition exclusivement consacrée aux portraits de Félix Houphouët-Boigny. Est-ce une aubaine ?
Il faut parfois avoir de l’audace dans une carrière artistique. Peindre Houphouët-Boigny, c’est communier avec la sagesse.
Beaucoup d’Ivoiriens se réclamant houphouëtistes n’ont-ils pas là l’occasion de s’offrir des tableaux ?
Il faut s’offrir un tableau d’Houphouët-Boigny pour le pérenniser et reconnaître surtout les efforts qu’il a déployés pour faire de la paix une vertu cardinale.
Que voudriez-vous que les Ivoiriens retiennent de cette exposition ?
Je voudrais que les Ivoiriens retiennent la grandeur d’Houphouët-Boigny, cet homme que Dieu a comblé de sa miséricorde.
Un appel à lancer aux artistes qui ont bénéficié de ses actions ?
Que tous ces artistes se déplacent massivement pour honorer la mémoire du « Vieux ». Sa mémoire sera plus honorée si ces artistes achètent toutes les œuvres qui seront exposées.
Raymond Alex Loukou