Ernest Dükü, peintre-plasticien ivoirien
Peintre-plasticien ivoirien vivant entre Paris et Abidjan, Ernest Dükü affiche un style unique à deux volets : personnel et universelle inspiré par les symboles, son secret.
Cette inspiration lui vient de sa mère qui évolue dans le commerce du pagne. « Elle m’expliquait le sens des dessins imprimés sur les tissus, comme les membres croisés du signe, qui signifient l’unité profonde, ce qui lie les humains », dit-il. Le peintre se lie alors d’amour pour la peinture et n’hésite pas à reproduire les affiches de films, devant les salles de cinéma à Bouaké (ville de la Côte d’Ivoire).
En 1982 il part en France après des études à l’école nationale des beaux-arts d’Abidjan, il avait 24 ans. Poursuivant ses études en France, il se met à lire des livres de Georges Niangouran-Bouah, un ethnologue de l’université d’Abidjan. Une porte s’ouvre alors pour lui sur le potentiel des symboles et leur ancrage historique. « Très vite, je ne suis plus dans la déco. Je devais réfléchir sur l’esthétique d’une architecture africaine, mais je me rends vite compte des limites de ce champ. Et je me dis que dans la pratique d’un art majeur comme la peinture, je pourrais arriver à mieux comprendre les enjeux de l’architecture ».
Après sa première exposition intitulée “Le temps des signes“ à Paris en 1996, l’envie d’aller plus loin le saisit et il enchaîne les expositions toujours, en mettant en avant les symboles de la culture Akan, celle de sa mère à travers ses toiles.
Irène COULIBALY