La deuxième édition du FARA se poursuit avec une conférence qui a réuni de grands hommes d’art venus d’Afrique et d’Europe. Kader Mokaddem, Professeur de philosophie et d’esthétique à l’école supérieure d’art et design de Saint-Etienne (France), était l’invité d’honneur de ce jour. Le conférencier s’est entretenu devant un public connaisseur sous le thème : « Art, vecteur d’humanisme » à l’INSAAC (Institut national supérieur des arts et de l’action culturelle) le jeudi 14 novembre 2019. Une opportunité pour Kader Mokaddem de montrer l’importance de l’art dans le monde.
« Le monde était un mystère pour moi, une énigme. Et l’art était le moyen pour moi de résoudre cette énigme ». Tels sont les propos du conférencier Kader Mokaddem, éminent philosophe et professeur d’art et design. Il est revenu sur sa vision de l’art. Pour lui, les artistes sont des personnes qui jouent avec le monde. « L’art, c’est quelque chose qui vit en nous qu’on fait ressortir. On ne peut pas être plus artiste qu’un autre », a-t-il signifié au cours de son intervention.
C’est devant un public composé majoritairement d’élèves et étudiants de l’INSAAC, de journalistes et d’artistes peintres que la conférence s’est tenue. La RDC, le Tchad la France, la Guadeloupe, le Mali, le Burkina et la Côte d’Ivoire étaient représentés.
L’initiateur du FARA Sap-Hero est revenu sur le choix du thème de cette deuxième édition. Le thème : « L’homme au centre de nos intérêts » se justifie par le fait que « tout ce qu’on fait est fait pour l’homme. Créer un monde d’humanisme à travers un échange de valeurs entre les différents peuples ; faire la promotion des arts visuels pour faire connaître le secteur à tous, pour éviter les méprises dont certaines personnes ont été victimes dans les années antérieures, étaient entre autres les raisons de ce choix ».
Les participants ont pu intervenir en partageant leur point de vue et sont repartis enrichis, avec un esprit plus ouvert et en gardant en mémoire que le plus important pour un artiste n’est pas de chercher à faire les choses différemment des autres, mais « de se singulariser. À force de travail, on finit par faire ressortir ce qu’on a au-dedans de nous », comme l’a indiqué Kader Mokaddem.
Danielle YESSO