Cap-Vert/Porto Madeira : Première rencontre internationale d’artistes contemporains

L’artiste plasticienne capverdienne et Activiste Culturelle Maria Isabel Alvès dit Misa, organise dans le courant du mois d’août une rencontre transatlantique d’Art qui, au-delà de l’aspect touristique rend hommage à toutes ces femmes de la mythologie qui ont marqué l’histoire de l’Afrique d’une tache indélébile.
L’association de Bienfaisance Interculturelle Dynamisme de La Jeunesse Artistique pour les Nations (ABI-DJAN) est une association apolitique , basée au Cap-Vert, initiatrice du projet Rencontre Transatlantique d’Art au Cap-Vert qui sera dans sa phase active en août 2008. Pour la circonstance, l’initiatrice Misa a effectué un séjour dans le mois de décembre dernier à Abidjan pour sélectionner les participants à cette importante rencontre artistique. L’intérêt principal de cette rencontre est de préserver le patrimoine culturel et architectural, les paysages et l’environnement de la région. Il est pensé pour renforcer un modèle alternatif de tourisme équitable déjà initié. Les touristes en quête de tranquillité, de contacts avec la nature ou d’échanges d’expériences artistique et culturelle vont apprécier d’y séjourner. Par ailleurs, cette rencontre va inscrire la population locale au cœur de l’histoire.
Elle sera marquée par diverses activités vu que les artistes vivront directement avec les habitants du village. Enfin les artistes capverdiens et étrangers sélectionnés seront amenés à travailler ensemble au cours d’un workshop.
L’objectif de cette première rencontre internationale d’artistes contemporains est de transformer le Cap-Vert et précisément la localité de Porto Madeira intégrée dans le monde rural de Santiago, en un espace pour l’interaction de diverses composantes artistiques transatlantiques. Et cela à travers plusieurs activités dont la première sera la Vallée de l’Amour qui sera marquée par la réalisation d’une statue. Un sculpteur sera convié à réaliser une statue en hommage à une femme mythologique de son pays ou à une femme contemporaine qui a marqué son époque. À partir de cette statue, des écrivains seront invités pour relater onze (11) histoires d’autres femmes. Par ailleurs, un peintre sera sollicité pour exécuter le portrait de cette dernière.
La deuxième activité portera sur la poésie à travers le chemin poétique. Au long de deux kilomètres et à tous les 50 mètres, une œuvre poétique d’artistes capverdien ou étranger sera proposé aux visiteurs. Au bout de celui-ci une maisonnette présentera cinq textes de poètes de chacun des cinq continents choisis parmi les grands humanistes.
La troisième activité concerne la restauration de maisons. Ici l’ensemble de l’architecture des dix îles du Cap-Vert sera présentée dans un petit village de dix maisons actuellement vides. Elles seront entièrement restaurées et ceci pour évoquer l’histoire architecturale du pays. Des anthropologues ou des étudiants fourniront les informations pour les meubler en intégrant l’histoire et le parcours humain Afrique –Europe.
La dernière activité s’intéressera à la peinture. Les peintres auront le loisir de créer des installations intérieures et extérieures, de peindre les murs des maisons pour réaliser des fresques. La soixantaine de maisons de Porto Madeira est concernée.
Notons que le volet éloge à la femme capverdienne ainsi qu’à la Femme Mythologique du monde sera réalisé à partir du premier exemple de la Côte-d’Ivoire, dédié à la Reine Pokou, dont la sculpture sera réalisée par le célèbre sculpteur ivoirien Koffi Donkor. Neuf (9) pays dont la Côte d’Ivoire sont attendus à cette rencontre transatlantique. .
Rappelons que l’artiste Misa, principale initiatrice de ce projet, est un pur produit de l’Ecole Nationale des Beaux-arts d’Abidjan.