LEÏLA CHICOT : « BIENTÔT MA RENAISSANCE ! »

L’aventure puis la notoriété pour cette jeune louve du zouk commencent en 1996, à l’âge de 17 ans. Cette année-là elle interprète 2 titres phare de l’album DOUBLE JEU : « Sensuelle » et « Flam’ » qui la révèlent et la propulsent au delà des frontières des Îles. Presqu’une décennie après, l’INTERPRÈTRE zouk se retrouve à Miami (USA) où elle prépare la sortie de « Renaissance », son nouvel opus. Rencontre avec Leïla Chicot.
Comment est née la musique chez vous qui est devenue plus qu’une passion ?
Je pense que la musique a toujours été en moi, dans mon cœur et dans mon sang. J’ai toujours chanté que ce soit chez moi ou encore à l’école lors des concours.
Vos parents n’ont-ils pas quelque part contribué à votre entrée dans la musique ?
Non ! Au contraire, ils n’étaient pas du tout pour, surtout quand j’ai décidé d’arrêter le lycée pour me consacrer totalement à ma carrière. Cela dit, ils ne m’ont pas empêchée de suivre ma route.
En écoutant vos chansons, on reconnaît les touches de certains spécialistes du zouk (Frederick Caracas, Tony Deloumeaux, Richard Birman) et surtout qu’on vous reproche de toujours interpréter les morceaux des autres. En somme, ce n’est pas vous qui composez vos chansons, qu’en dites-vous ?
Je fais partie des artistes que l’on appelle des INTERPRÈTES, car effectivement, je travaille avec des paroliers et des compositeurs. Toute ma carrière s’est basée sur cela. Ma part de travail a été de savoir interpréter la chanson donnée en sachant me l’approprier comme une personne qui a vécu cette histoire racontée dans celle-ci. Ça n’a pas été facile bien souvent, mais j’ai su demander la force à Dieu pour qu’il me permette de satisfaire chacun de vous. Pour mon nouvel album prévu courant 2008, il y aura des textes de moi…A vous de juger !
Quel est le tube ou la chanson qui vous a révélée et propulsée sur la scène musicale ?
Oh….question difficile…car sur chacun des continents où j’ai eu l’occasion d’amener un peu de ma personne pour faire rêver un peu le public, le terme « tube » comme vous dites est différent. Exemple : pour les Antilles, je crois que c’est « Avoué » ; pour l’Afrique c’est « Ça aurait dû être moi » et « Tu m’aimes trop tard » ; pour la France c’est « Avoué » et « Inméw en secrè », je crois. Enfin, pour les Etats-Unis et Haïti c’est tous ces titres que j’ai cités à la fois et ça dépend des Etats…
Pour moi, je dirai que la chanson qui m’a révélée sur la scène musicale est le 1er titre que j’ai chanté sur l’album DOUBLE JEU qui s’intitule « Sensuelle ».
Qu’est-ce qui vous a le plus marqué en ce moment-là, en ce début de carrière ?
Le bonheur que ça me procurait de devoir chanter pour des personnes qui en avaient besoin.
Vous êtes née d’un père guadeloupéen et d’une mère martiniquaise à Sarcelles, en région parisienne, en France. Mais votre renommée est plus née aux Antilles avant d’être exportée sur les autres continents (Amérique, Afrique) via la métropole française. Comment expliquez-vous cela ?
C’est vrai que ce n’est que maintenant que le public sait que je suis aussi Martiniquaise de par ma mère. On me considère comme une Guadeloupéenne car j’ai grandi et fait toute ma scolarité là-bas. Mais je passais toutes mes vacances chez mes grands-parents avec ma sœur. Même si je suis née en France je reste une Antillaise française de souche.
Des duos avec certains artistes africains tels qu’Olomidé, serait-ce une façon pour vous d’affirmer votre « africanité » dans le zouk ?
Non, je ne pense pas qu’être obligée de faire un duo avec un artiste africain affirmera mon « africanité ». Je le sais au fond de moi et je connais l’histoire de mes Ancêtres qui est la mienne aussi. Lors de ma première venue sur le continent africain, je fus très très émue et je me suis surtout rendue compte que nous Antillais Français nous avons beaucoup de chance.
Qu’attendez-vous par « Nous Antillais français avons beaucoup de chance » ?
En fait, je veux dire que le fait que les Antilles françaises soient sous le régime de la France fait de nous des chanceux et que justement, je pense que ma communauté ne se rend pas compte car en Afrique il y a beaucoup de choses à faire et j’ai trouvé que les habitants d’Afrique pour la plupart se contentent de ce qu’ils ont. A bon entendeur… !!!
Il semblerait que l’idée de faire un trio avec Jocelyne Labylle et Sonia Dersion est venue lors de votre passage en Côte d’Ivoire pour un événementiel ; alors pouvez-vous nous en dire un peu plus sur la chanson « Tu disais » qu’on retrouve dans « Hit Tropical » ?
Cette chanson a été écrite par Jocelyne Labylle. C’est une personne entière que j’aime beaucoup et en qui je crois énormément. Avec Sonia Dersion, nous avons simplement validé le texte et la mélodie puis nous avons fait notre interprétation en studio. Ce fut une très belle aventure.
Quels sont vos rapports avec les autres dames du zouk des Antilles ?
Mes rapports sont plutôt bons. Je les connais toutes, surtout celles de ma génération durant ces 10 dernières années.
Depuis janvier 2007, vous êtes productrice et animatrice d’une émission (Exclusive Zouk) diffusée par un média haïtien à Miami aux USA. Est-ce à dire que vous quittez la scène musicale pour le plateau télé quand on sait que vous êtes un peu timide sur scène ?
(Sourire)…Non, je ne quitte pas du tout la scène. Juste que durant ces 4 dernières années, je me suis rendue compte que le Zouk n’est pas à son niveau initial aux Etats-Unis et d’ailleurs même en France. D’où est venue l’idée de faire une émission musicale sur les nouveautés Zouk avec nos jeunes artistes arrivés. J’aimerais que le Zouk soit un peu plus connu des Afro-américains et autres si possible. Maintenant c’est un combat de longue haleine et surtout d’équipe car il nous faut des albums et des artistes de qualité à présenter.
C’est quoi le concept de cette émission ?
Cette émission présente pendant 2 heures les dernières nouveautés zouk venant de partout, tous les vendredis soir sur Miami. Elle était présentée l’an dernier sur une radio haïtienne appelée Radio Méga. Je dois recommencer la diffusion en janvier 2008 car je change de station de radio. Je dois également reprendre le même concept mais plus en Télé, c’est à dire avec des clips. Pour cela, je suis en pourparler avec les directeurs de certains médias pour l’instant.
Vous êtes basée maintenant à Miami, aux Etats-Unis, c’est cela ?
Oui, avec ma petite famille : ma fille et mon mari.
Voilà presque 7 ans que Excess est sorti. Alors un retour probable sur la scène musicale avec un nouvel album solo ?
Le nouveau solo s’intitulera « Renaissance ». Une façon d’affirmer mon retour sur la scène musicale.
Vos vœux pour la nouvelle année 2008 ?
A vous tous, Joyeuses Fêtes de Fin d’Année. A LOT OF GOOD VIBES, LOVE, HEALTH and EUROS. (Beaucoup de Positivité, d’Amour, de Santé et d’Euros). Je vous aime énormément et je suis impatiente de vous revoir pour que l’on puisse rêver à nouveau ensemble en chanson. BONNE ANNEE 2008 !
