Côte d’Ivoire : Démenti sur l’arrestation de Bictogo

Dans la journée du 11 février 2026, une vague de désinformation a parcouru les réseaux sociaux ivoiriens, faisant état de l’arrestation ou de l’enlèvement de l’ancien président de l’Assemblée nationale, Adama Bictogo. Très vite, ces messages viraux — certains accompagnés d’un prétendu communiqué attribué à un avocat — ont semé le trouble sur les plateformes populaires comme Facebook et WhatsApp, alimentant inquiétudes et spéculations chez les internautes.
Les messages évoquaient une intrusion d’hommes encagoulés au domicile de l’homme politique, suivie de son interpellation et de la saisie de biens personnels. Une narration dramatique qui, malgré l’absence de toute confirmation officielle, a largement circulé au cœur de la matinée.
Le démenti ferme de l’entourage de Bictogo
Face à cette fausse information, le cabinet de communication d’Adama Bictogo a immédiatement réagi. Dans un communiqué officiel, relayé ce mercredi, son entourage a dénoncé une fake news destinée à tromper l’opinion publique et nuire à sa réputation.
Alain Toussaint, proche collaborateur de l’ex-président de l’Assemblée nationale et maire de Yopougon, a clairement qualifié ces allégations de « fake news », rappelant qu’aucune instance judiciaire ou policière ivoirienne n’a procédé à une interpellation. Il a précisé que les publications incriminées, ainsi que leurs relais, ont été signalés à la Plateforme de Lutte Contre la Cybercriminalité (PLCC) à Cocody, dans l’Est d’Abidjan — une démarche concrète pour identifier les auteurs et complices de ces mensonges.
Le communiqué ajoute que ces rumeurs ne portent pas seulement atteinte à l’image de Bictogo, mais peuvent aussi « semer un trouble à l’ordre public » et nuire à la cohésion sociale dans un contexte politique déjà tendu.
La désinformation, un défi sur les réseaux
Cette affaire illustre une fois de plus la rapidité avec laquelle les fausses nouvelles peuvent se propager dans l’espace numérique, surtout lorsqu’elles impliquent des personnalités politiques influentes. Sans sources officielles indépendantes, les internautes partagent massivement des contenus non vérifiés, créant une spirale d’incertitude et de confusion.
L’entourage de Bictogo a été particulièrement ferme en affirmant que l’intéressé poursuit normalement ses activités, notamment la préparation de réunions politiques locales, loin de tout contexte judiciaire ou d’enlèvement.
Dans un climat politique ivoirien où l’information circule à grande vitesse, ce démenti sur l’arrestation de Bictogo rappelle l’importance de la vérification avant de partager — un impératif pour préserver à la fois l’intégrité des acteurs publics et la paix sociale.
Issa Koné
Mots-clefs : Bictogo