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Taekwondo : à Wuxi, Kimi Laurène Ossin décroche la médaille d’argent mondiale

Innocent KONAN | | Sport
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À 17 ans, Kimi Laurène Ossin offre à la Côte d’Ivoire une performance qui restera gravée dans l’histoire du taekwondo. Le 26 octobre 2025, à Wuxi (Chine), la jeune combattante a décroché la médaille d’argent dans la catégorie des -73 kg dames lors du championnat du monde. Elle devient ainsi la plus jeune vice-championne du monde ivoirienne dans cette discipline.

Face à des adversaires expérimentées venues de plusieurs continents, elle s’est distinguée par son assurance, sa technique et une détermination exceptionnelle. Son ascension fulgurante jusqu’en finale a impressionné les observateurs du taekwondo international.

« Je suis très heureuse. J’ai beaucoup travaillé pour arriver ici. Comme je suis encore jeune, j’ai besoin d’acquérir de l’expérience. J’espère qu’à la prochaine compétition, je franchirai une nouvelle étape », a-t-elle déclaré après la finale, le regard tourné vers l’avenir.

Formée en Côte d’Ivoire et soutenue par la Fédération ivoirienne de taekwondo (FITKD), Kimi Laurène Ossin incarne aujourd’hui une nouvelle génération d’athlètes capables de porter haut les couleurs nationales sur les grandes scènes sportives.

Une médaille qui interroge et inspire à la fois

La délégation ivoirienne comptait cinq athlètes lors de ces championnats mondiaux. Pourtant, seule Kimi Laurène Ossin est parvenue à monter sur le podium. Les autres n’ont pas dépassé le cap des 16es de finale. Ce contraste met en lumière la nécessité de renforcer la préparation des futurs compétiteurs.

La jeune Ossin suit la trace de Ruth Gbagbi, véritable icône du taekwondo en Côte d’Ivoire. Les deux se rencontrent pour la première fois en 2018, alors que Laurène, âgée de dix ans, vient d’intégrer un centre d’entraînement. Les entraîneurs lui demandent alors de « suivre l’exemple de Ruth ».
Huit ans plus tard, en 2025, les deux athlètes se retrouvent coéquipières au sein de la sélection nationale : une véritable passation de flambeau.

« C’était ma première Coupe du monde chez les séniors. J’aurais pu faire mieux, mais je savoure cette médaille d’argent. Le travail continue », confie la jeune vice-championne.

Un avenir prometteur pour le taekwondo féminin en Côte d’Ivoire

La performance d’Ossin confirme le potentiel du taekwondo ivoirien, notamment chez les jeunes. Pour maintenir cette dynamique, la fédération devra poursuivre ses efforts en matière de préparation physique, technique et mentale. Création de centres spécialisés, accompagnement psychologique, compétitions régulières : l’enjeu est de former une relève solide et durable, autant chez les dames que chez les hommes.

Avec son mental de championne, son jeune âge et sa discipline, Kimi Laurène Ossin apparaît aujourd’hui comme l’une des futures grandes références du taekwondo africain et mondial. Sa médaille n’est pas seulement une performance individuelle : elle est le symbole d’un avenir radieux pour le sport ivoirien.

Et ce n’est que le début de l’histoire.

Innocent KONAN

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