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Francois Kency : Artiste-Musicien : « Je suis fier de faire ce métier…Je me sens mieux face au public »

Mireille Abie | | Musique

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A l’instar des grands artistes, les scènes de ce monde n’ont plus de secrets pour lui. Lui c’est François Kency. En Côte d’Ivoire son pays natal on l’appelle affectueusement « Monsieur Dialoguons pour la Paix ». Un single chanté en duo avec le chansonnier bété Gnapo Bernard. Une production qui n’est malheureusement pas allée au-delà du succès musical qu’il a connu puisque la cote d’Ivoire a malheureusement connue une des crises postélectorales les plus violentes. Qu’à cela ne tienne François Kency, aujourd’hui contraint à l’exil pour son engagement politique, continue de vivre son art. Cet artiste pluridisciplinaire férue du live a même sorti un nouvel album de 13 titres baptisé « Un jour nouveau ». Nous avons rencontré cette bête de scène pour vous.

Bonjour M. Kency et merci de vous prêter aux questions de 100 pour 100 culture. Alors cela fait maintenant plus d’une vingtaine d’années que vous êtes présent sur la scène musicale aussi bien ivoirienne qu’internationale. Qu’est-ce que vous pouvez nous dire en terme de bilan de votre carrière musicale ?
Bonjour Mireille, et merci à vous de me donner la parole à travers 100% culture, cela me touche énormément. Ecoutez, je dirai plutôt que je suis heureux d’exercer un métier que j’aime, c’est à dire la musique, et je rends gloire à Dieu. Dans ce métier, je ne retiens que de belles choses, et chaque projet me procure de la joie et me permet d’avancer, de m’épanouir. Je suis assez content de ma trajectoire, mais il me reste encore beaucoup à faire et à apprendre. A mi-chemin, je dirai que c’est encouragent.

Qu’est-ce qui vous a amené à la musique ? Certainement l’envie de m’exprimer autrement, de dire les choses autrement, d’être plus proche des gens, de partager. Déjà tout petit, lorsque mes parents me posaient la question de savoir ce que je voulais faire quand je serais grand, je disais : chanter. Peut-être parce que mon père, qui était aussi planteur, nous racontait beaucoup de belles histoires au clair de lune le soir quand nous n’allions pas à l’école et que nous le retrouvions dans son campement. Autour du feu de bois, il racontait des fables, toujours accompagnées de belles petites chansons. C’était certainement sa façon à lui de nous chanter des berceuses qui fonctionnaient super bien, et après tout le monde dormait paisiblement. En un mot, la musique est un virus qui me suit depuis ma tendre enfance.

Quand on suit un peu votre parcours on se rend compte que vous êtes à la fois auteur, compositeur, interprète mais également musicien puisque vous jouez à la guitare et à l’Attoungblan. L’Attoungblan qui est bien entendu le grand tam-tam parleur du pays Akan. Alors j’aimerais vous demander, d’où vous viennent toute cette inspiration, toute cette force ?
Oui, je suis auteur-Compositeur-Interprète-Musicien et aussi producteur. Je composais et interprétais déjà très jeune, lorsque j’étais élève. En même temps, je suis un vrai fan de la musique traditionnelle Ivoirienne et Africaine depuis tout petit déjà. Je suis Abidji-Baoulé de par mes parents et donc Akan mais je suis né à Soubré à l’ouest de la Côte d’Ivoire. J’ai appris très jeune à pratiquer la danse traditionnelle et à jouer de la percussion. Mon oncle paternel était l’un des tapeurs attitré de tam-tam parleur au village, donc vous comprendrez d’où peut me venir cet amour pour le tam-tam parleur et les percussions. Un peu plus tard, j’ai développé tout ça en y ajoutant la guitare lorsque je suis devenu musicien et chanteur de cabaret à Abidjan. Et depuis, ma musique a cette coloration de percussions, guitares, souvent mélangées aux violons et au piano.

Vous appréciez beaucoup le live. On vous appelle même « le fou du live ». Est-ce pour un besoin perpétuel de justifier votre talent auprès du public ou c’est tout simplement parce que François Kency préfère communiquer directement avec ce même public ?
C’est un besoin de communiquer avec mon public, qui me vient certainement de mon apprentissage de ce métier. En effet, avant d’être chanteur de cabaret, et d’entamer une carrière solo, j’ai été chanteur-musicien dans un jeune orchestre avec lequel j’ai remporté mon tout premier grand concours national d’orchestre « Radio vacances » à Abidjan en 1988. Donc je me suis toujours exprimé en live, c’est là que je me sens le mieux, face au public. Il faut dire aussi que l’appellation « le fou du live » n’est pas de moi, ce sont les professionnels du métier qui trouvent que je suis un artiste qui se permet tout, avec qui il faut s’attendre à tout sur scène, qui m’ont donné ce surnom.

Lorsqu’on vous écoute chanter on ressent une certaine particularité dans votre registre vocal. Votre voix est à la fois tendre, chaude, forte, vibrante. Ce qui n’est vraiment pas donné a tout le monde. Quel est votre secret ?
J’espère que ça ne vous fait pas de mal ? (rire). Mais mon secret ? Je dirai d’abord que c’est Dieu qui donne le talent. Pour le commun des mortels que je suis, l’artiste qui veut toucher un public plus large, j’essaie de développer ce talent par le travail. Ne dit-on pas que qui veut aller loin ménage sa monture ?

Ou est-ce qu’on pourrait situer le style musical de Francois Kency et quels sont les thèmes que vous abordez le plus souvent ?
Je ne m’interdis rien dans le choix de mes thèmes ; je chante les maux qui rongent notre continent, l’amour, la guerre, la paix en Afrique et dans le monde, le bonheur, l’espoir, etc. Je propose une musique traditionnelle de Côte d’Ivoire ouverte sur le monde, avec un zeste de blues. En un mot la world musique.

En plus de deux décennies de carrière vous n’avez réalisé que 5 albums. Pourquoi ?
Rires… Ce n’est déjà pas mal non ? Ecoutez, moi j’estime que c’est mon rythme, je prends du temps pour réaliser mes albums, il faut savoir que je suis mon propre producteur, et donc en compétition avec personne. Savez-vous qu’un grand artiste du nom de Laurent Voulzy, bon vendeur d’albums en France et en Europe, n’a pas fait plus de 4 albums en 20 ans ? Il y en a quelques-uns comme ça dans le monde, qui font un album tous les 5 ans et même plus ! Sans prétendre me comparer à eux, non, je ne vois même pas le temps passer entre mes albums, tellement tous les autres projets artistiques me prennent du temps.

Quand un album est fait, il faut le signer dans une maison de distribution, en faire la promo, les concerts, l’exploiter à fond et pour moi, c’est la meilleure façon de travailler. Il m’arrive de réaliser quelques projets sur commande (musique pour films documentaires, génériques pour télé et radio pour d’autres pays Africains, etc.), donc c’est un bon rythme pour moi.

Quand on parcourt votre biographie on se rend compte que vous faites beaucoup de featuring. Votre dernier album ‘’Un jour Nouveau’’ a d’ailleurs été fait avec la participation de nombreux artistes dont Lokua Kanza et Toubab crew des USA. Qu’est-ce que vous recherchez?
Oui, je suis à la base un chanteur d’orchestre donc de groupe, et j’aime partager, je suis très curieux artistiquement. Il y a des artistes que j’admire, avec qui j’ai toujours eu envie de faire quelque chose si l’occasion se présentait. Et donc pour ce nouvel Album « Un jour nouveau », j’ai eu cette occasion avec le groupe Toubab Crew, basé aux Etats Unis sur le titre « Assayê » composé avec mon guitariste Francis Perrez qui est Italo- Espagnol, les femmes Sénoufo de Kouto dans le nord de la Côte d’Ivoire qui interviennent aussi sur « Assayê », Sidonie la Tigresse du centre de la Côte d’Ivoire avec qui j’ai composé la chanson « Il parait que », Cool Kor de New York sur « Kocloko », et Lokua Kanza sur le titre « Un jour nouveau ». Mais il n’y a pas que ces noms que je viens de citer, il y a aussi de très grands musiciens à travers le monde (en Côte d’Ivoire, en Belgique, en France, aux Etats Unis), qui ont tous donné une âme à cet album qui vient de sortir en Europe; les Etats Unis, l’Afrique et les autres suivront par la grâce de Dieu.

En 2007 vous avez sorti un single « Dialoguons pour la paix » avec le chansonnier bété Gnapo Bernard. Une chanson pour appeler les ivoiriens à la paix. Mais il semble que votre message n’a pas été entendu puisque la Cote d’Ivoire a vécu la guerre. N’avez-vous pas le sentiment d’avoir échoué ?
Aaaah Gnapo Bernard, grand chansonnier de l’ouest de la Côte d’Ivoire, grand maître du Tohourou, qui nous a quittés trop tôt. Oui, depuis l’an 2004, je me suis engagé à apporter ma pierre à la reconstruction, à la consolidation de la paix dans mon pays la Côte d’Ivoire. En 2007, après la signature de l’accord de paix de Ouagadougou au Burkina Faso, j’ai eu l’idée du single « Dialoguons pour la paix », que j’ai produit et chanté avec le chansonnier Gnapo Bernard. Cette chanson a été un succès en Côte d’Ivoire ; tous les Ivoiriens de tous bords, de l’est à l’ouest en passant par le sud, le nord et le centre, l’ont appréciée et adoptée. J’ai ensuite fait une tournée à travers la Côte d’Ivoire, y compris dans les zones des ex rebelles, à l’époque infréquentables par beaucoup d’Ivoiriens. J’ai voulu ainsi, et à ma manière, souligner, accompagner cet accord en musique, afin de bien imprimer la paix dans les esprits. En 2008, j’ai organisé un grand concert dénommé « VOIX D’AFRIQUE » au palais des congrès de l’hôtel Ivoire, avec la participation d’artistes venus de divers horizons. Tous les Ivoiriens, du Premier Ministre d’alors Soro Guillaume maintenant président de l’Assemblée Nationale, et le Président Laurent Gbagbo, étaient fiers de mes actions et ne manquaient pas de le signifier publiquement.

Avant et après les élections présidentielles de 2010, j’ai produit et réalisé des dizaines de capsules dénommées «La paix, rien que la paix», diffusées sur la première chaîne de la télévision nationale, dans le but de sensibiliser les Ivoiriens à la paix, toujours à mes frais. Ce projet a vu la participation de plus de 40 vedettes de la musique, du cinéma, du théâtre, etc. J’ai fait mon devoir pour consolider la paix dans mon pays, comme bien d’autres, et si Dieu continue de me donner la force, je le ferai encore et encore pour mon pays et pour l’Afrique. Je dirai que le peuple a bien compris le message, et que c’est la classe politique qui n’a pas compris. Je vois aujourd’hui qu’il y a eu beaucoup d’hypocrisie de la part de certains politiques. Mais Dieu, qui fait chaque chose bonne en son temps, a son plan. Pour terminer la réponse à votre question, non je n’ai pas échoué, puisque je continue le combat car je veux croire en la paix et en la réconciliation vraie dans mon pays. Tôt ou tard, les Ivoiriens se réconcilieront.

Vous êtes un artiste engage, alors quel est votre sentiment sur ce qui se passe en côte d’Ivoire depuis le déclenchement de la crise postélectorale et l’arrestation du président Laurent Gbagbo dont vous étiez d’ailleurs très proche ?
Ce qui se passe en Côte d’Ivoire est grave. Comment une crise post-électorale peut-elle occasionner tous ces morts? Au nom de quels militants en arrive-t-on à un tel drame ? Au nom de quelle vérité ne pouvait-on s’asseoir et discuter ? Au nom de quel pouvoir a-t-on le droit de laisser souffrir ceux que l’on dit vouloir gouverner ? Vous savez, moi je suis fier de faire ce métier trop souvent mal soutenu par les dirigeants Africains, qui quelques rares fois s’y intéressent juste pour flatter leurs égos, et je crois que beaucoup d’artistes sont aussi très fier d’avoir rencontré le président Gbagbo, car il a du respect pour les métiers de l’art. Je suis heureux d’avoir vu mon travail artistique pour la paix en Côte d’Ivoire reconnu et soutenu par ce grand homme qui a dirigé la Côte d’Ivoire pendant 10 ans, même si je ne l’ai pas fait pour ça, c’est toujours encourageant de voir son travail reconnu. Il l’a fait parce que mes projets étaient professionnels et de portée nationale.

Comme beaucoup d’artistes Ivoiriens, je me suis donné corps et âme pour la paix, pour mon pays. A l’époque, les responsables des forces nouvelles (ex rebelles) Wattao, Morrou Ouattara, Fofié Kouakou et bien d’autres) étaient tous heureux de me voir dans leurs zones respectives avec mon équipe pour des concerts gratuits, sans aucune contribution de leur part, car je ne leur demandais rien en retour, mis à part la paix, et ils sont tous vivants, ils peuvent en témoigner. Je l’ai fait pour la paix entre les Ivoiriens. Même le premier Ministre d’alors Soro Guillaume qui en son temps, de lui-même, et vu le travail abattu à travers la Côte d’Ivoire, avait promis d’apporter un soutien à l’organisation au nom de la primature, n’avait pas tenu sa promesse. Je dirai que j’ai fait ce que j’avais à faire avec mon cœur, mes nerfs, et beaucoup de plaisir, même si après les bombardements de Nicolas Sarkozy et l’arrestation de Gbagbo, ces même hommes ont voulu nous tuer ma petite famille et moi ; car j’étais à Abidjan, et c’est Dieu qui nous a sauvés, nous étions sortis de la maison suite à des menaces quelques heures avant. Ils ont pillé notre maison, nos biens, bureaux, nos voitures ont été emportées, nos comptes gelés par le nouveau pouvoir, tout ça, sous prétexte que nous sommes proches du président Laurent Gbagbo.

Du coup, je ne comprends plus le vrai sens de la démocratie et de la soi-disant fraternité que nous disions vivre avec tous ces « frères » que je viens de citer plus haut. Fallait-il avoir des candidats autres que Monsieur Allassane Ouattara dans cette élection? Ou fallait-il que Monsieur Gbagbo n’aie pas de militants, ou d’artistes qui le soutiennent, ou de parents, d’amis, de femme? Bizarre tout ça. Puisque nous ne nous reprochons rien, je crois au fait que Dieu nous rendra toutes nos affaires un jour, à ma petite famille et moi, ainsi qu’à tous ceux qui ont tout perdu. Le plus dur, ce sont toutes ces familles endeuillées. Je profite de votre journal pour présenter mes condoléances aux nombreux Ivoiriens, et souhaiter beaucoup de courage à tous ces milliers de réfugiés et d’exilés, qui ont eu pour seul tort de croire en la démocratie, en une élection. Si toutes ces personnes que je considère encore comme des frères, de la même famille Ivoirienne malgré tout, cautionnent ce que nous avons vécu, qu’ils sachent simplement que nous sommes en vie grâce à Dieu, et que nous nous sommes battus pendant plus de 17 ans pour obtenir tout ce qu’ils ont pris.

Je suis artiste chanteur, producteur de mes albums depuis 1993, vivant entre l’Afrique et l’Europe depuis 1997, de mes différents projets artistiques à travers le monde, concerts, albums, musique de films documentaires, réalisations de génériques pour des télés Africaines comme cité plus haut ; le dernier projet sur lequel je travaillais en Côte d’Ivoire était en cours de réalisation pour le compte du ministère du tourisme de Côte d’Ivoire en 2010, en collaboration avec Konaté Sidiki, le Ministre de tutelle. Hanny Tchelley, est actrice de cinéma reconnue à travers l’Afrique et dans le monde, elle a joué avec les plus grands réalisateurs Africains, elle a créé sa société African Queen productions en 1996 et le festival International du cout métrage d’Abidjan (FICA) en 1998. Donc sans faire de bruit, nous avons toujours travaillé. D’où vient que l’on doit subir tout ça, parce que proches de Laurent Gbagbo? Faudra-t-il pourchasser tous les artistes qui sont proches de M. et Mme Ouattara aujourd’hui, le jour où ces derniers partiront? Je dis non, je n’accepterai pas que l’on touche aux cheveux ni aux biens d’un artiste, fut-il soutien de qui que ce soit, ni à un Ivoirien par ce qu’il a soutenu un candidat. La démocratie n’exclut pas les artistes. Faut pas laisser faire ça, et nous n’acceptons pas ça… Mais j’ai foi en Dieu et en notre talent, nous n’avons volé personne, escroqué ni tué personne. Dieu tout puissant a forcément un plan pour nous, et déjà, nous lui disons merci pour nos vies préservées.

En tant qu’artiste qu’est-ce que vous êtes prêt à faire aujourd’hui pour le retour de la paix et de la réconciliation et de l’unité nationale en Côte d’Ivoire ?
La solution de la Côte d’Ivoire aujourd’hui est entre les mains de Dieu. Le peuple comprend les messages des artistes que nous sommes, vous savez ? Aujourd’hui, la balle est entre les mains de M. Ouattara et de son pouvoir. S’ils aiment vraiment les Ivoiriens, le peuple de Côte d’Ivoire, qu’ils arrêtent de faire semblant de ne pas voir la vérité en face. Ils ont été à la base du coup d’état de 2002, et ils ont tous été pardonnés par Laurent Gbagbo, par amour de son pays et des Ivoiriens. Aucun d’entre eux n’a été arrêté, ni pillé lorsqu’ils sont arrivés à Abidjan, alors qu’ils avaient causé beaucoup de morts. Aucun compte bancaire n’a été gelé, nous avons même partagés des repas avec eux, etc.

Je souhaite que le Président Alassane Ouattara libère tous les prisonniers, dégèle les avoirs des Ivoiriens, demande pardon à ces milliers d’Ivoiriens qui sont en exil afin qu’ils rentrent dans leur pays, car c’est aussi de sa faute s’ils sont dans ces conditions, parce qu’il était l’un des deux candidats à la présidentielle de 2010 en Côte d’Ivoire, il doit donner l’exemple d’une réconciliation vraie. S ‘Il s’est réconcilié avec Konan Bédié qui a écrit un livre pour le traiter d’étranger, afin de l’empêcher de gouverner la Côte d’Ivoire, c’est qu’il sait le faire.

La réconciliation et la paix en Côte d’Ivoire dépendent de M. Alassane Ouattara et de son équipe, le reste suivra. Nous sommes à la fin de notre entretien, quel est votre message pour toutes ses personnes qui apprécient votre musique et particulièrement pour les lecteurs de 100%culture?
Grand merci à 100% culture, et à tous les lecteurs du monde entier. Merci vraiment pour le soutien, car c’est grâce à eux que j’ai la force de continuer, même si j’aime ce que je fais. Chers lecteurs de 100 % culture, ce nouvel album « Un jour nouveau » de 13 titre est à vous. Il est disponible dans toutes les FNAC en Europe, et chez votre revendeur. Pour tous ceux qui ne l’ont pas encore dans leur zone, vous pouvez le télécharger sur : itunes – amazon – fnac.com – musicME -virgin mega.fr. Je salue tous les Ivoiriens, tous les Africains et tous les mélomanes à travers le monde. Merci à vous Mireille Abié pour votre soutien. Dieu nous garde tous et vous bénisse.

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