Cop 23 : L’Afrique des délégations pléthoriques, palme d’or pour la Côte d’Ivoire

La 23ème Conférence des parties (Cop23), chargée de mettre en œuvre l’Accord de Paris visant à limiter le réchauffement climatique en-dessous des deux degrés Celsius par rapport aux niveaux d’avant 1990 se tient présentement à Bonn, en Allemagne.
Alors que la taille moyenne d’une délégation-pays est de 45 personnes, les nations africaines ont quintuplé voire onze fois multiplié ce chiffre.
C’est la Côte d’Ivoire qui remporte la palme d’or de la délégation la plus pléthorique à cette Conférence sur le climat. Forte de ses 492 représentants, elle trône en tête de ces touristes administratifs d’Afrique, comme mentionné dans un document faisant office de répertoire de l’agence des Nations Unies. Fidèle à ses habitudes, le pays double cette fois-ci sa délégation par rapport à celle de la Cop22 à Marrakech, et pulvérise par la même occasion ses records aux championnats du climat. On note la même pratique lors des compétitions sportives notamment, les différentes coupes du monde de football. Cette énième médaille d’or sort de toute évidence des pores du contribuable.
La médaille d’argent, elle, revient au voisin guinéen avec ses 355 participants, suivie de la République démocratique du Congo (340), le Congo (308) et le Maroc (253) ferme le podium des cinq premières nations abondant la COP23.
Le classement général des plus importantes délégations est ainsi dominé par l’Afrique, 20 places sur 35.
Et pourtant, au niveau national, ce pays en tête des délégations envahissantes, peine à faire face à la pollution et à la préservation de l’environnement.
Vente de carburant toxique, air pollué, augmentation des malades au service pneumologie, disparition de plus de 80% des forêts, difficile accès à l’eau et pollution des sources.
Mais au pays du « mangement », à chaque ministère ses plaisances et ses « gombos » bien glissant, comme la danse de l’artiste Grand père, le «Sogomansigui»!
Cyril Verb