Ecole Nationale des Beaux-Arts d’Abidjan: Le mouvement “BE KOK SPIRIT” voit en fin le jour.
Il semble probable que le monde, de nos jours, dans une logique de stabilité, adopte une ligne purement axée sur l’émergence sociétale des mentalités sous l’angle de la compétitivité transdisciplinaire. Tout bouge. dans notre monde, même cet univers magnifique montre sous une forme très théâtrale, sa qualité de performeur à tous les niveaux scientifiques, économiques, philosophiques, littéraires, sociologiques et artistiques. Le monde artistique très fécond ouvre ses portes dans une dynamique de transversalité comme devoir à la mère des nations qui n’est plus à présenter : l’univers terrestre. Dans l’approfondissement de notre expérimentation, à travers des actes à caractère performatif, plusieurs possibilités s’offrent à votre intellect aufin de les nourrir pratiquement.
Historique et naissance de la performance à l’ENBA d’Abidjan.
L’histoire remonte en mai 2012, lors du séminaire sur les réformes des formes artistiques dans les écoles d’art en Afrique, avec l’artiste performeur Désiré Amani, dans les locaux de l’Ecole Nationale des Beaux-Arts d’Abidjan. Cet enseignant-chercheur, du laboratoire d’Approche Contemporaine de la Création et de la Réflexion Artistiques, de l’Université de Strasbourg, est très engagé sur les champs et les cultures de la performance artistique en Afrique. Pour ce « fou » de la scène de l’art en Europe et en Côte d’Ivoire : « Intégrer la culture de la performance dans les divers ateliers de l’Ecole Nationale des Beaux-Arts, ainsi qu’au sein des autres écoles de l’Institut National Supérieur des Arts et de l’Action Culturelle, à savoir l’Ecole Nationale de Musique, l’Ecole Nationale de Théâtre et de Danse, le Conservatoire Nationale de Musique et des Beaux-Arts, le Centre de Formation Pédagogique pour les Arts et la Culture et l’Ecole de Formation à l’Action Culturelle, serait un grand pas vers la trandisciplinarité, cette approche même, résumant ici, le socle de l’art ». Accompagné dans son élan théorique par le critique d’art, Errol Mimi, le message a bien été réceptionné lors de ce workshop. En guise de traçabilité, une performance a été réalisée en mémoire de l’artiste saxophoniste et ethnomusicologue (Feu) Tapé-Daléba Eric. Et la performance intégra définitivement toutes les écoles d’arts de l’INSAAC d’Abidjan et de celle de la ville de Bingerville en Côte d’Ivoire. Cet artiste Désiré Amani eut même les félicitations et encouragements de Monsieur Tiburce KOFFI, Directeur Général de l’INSAAC, de la « Diva » de la Peinture contemporaine d’Afrique et actuelle Directrice de l’Ecole Nationale des Beaux-Arts, Madame Mathilde MOREAU, de Monsieur LERRO Jean-Baptiste Directeur du Centre Technique des Arts Appliqués de Bingerville, de Monsieur KOUAME Kouadio Williams-Jacob Directeur du CFPAC, de Monsieur Lévergord TANOH, de Monsieur KOUASSI Manzan Directeur de l’Ecole Nationale de Théâtre et de Danse et Madame CHATELAIN Gisèle Proviseur du Lycée d’Enseignement Artistique (LEA). En somme, cet acte fut salué par l’ensemble du personnel de l’Institut. Il fut baptisé « La performance » lors du séjour de cet artiste-performeur. Partout où il mettait le pied, le mot performance battait son plein et lui exercait une motricité performative pour marquer son territoire. Cette cordialité très mémorable, même après son départ, a d’autant plus régné entre lui, ces collègues et ces étudiants. Comme le souligne l’artiste sculpteur MOMINE Paulin, membre et co-fondateur du mouvement artistique à caractère performatif BE KOK SPIRIT : « L’oncle Dez Lesex (Désiré Amani) est le précurseur de la performance en Côte d’Ivoire, précisément dans nos écoles d’art. Pour lui, l’art se résume à la vie d’où le site fondateur accueillant le « chaos ». « Dez » vit son art comme une vie et fait de cette vie, un art. Un art hors format ».
Naissance du Premier mouvement artistique à caractère performatif : BE KOK SPIRIT
Pour ces jeunes enseignants et artistes sculpteurs, graphistes et peintres, tous diplômés de l’Ecole National des Beaux-Arts d’Abidjan, leur mission est de poursuivre l’héritage que leur mentor leur a légué avec une conviction intense. Désiré Amani demeure pour eux leur modèle, comme le souligne pertinemment l’enseignant d’arts-visuels, l’artiste sculpteur Kouamé BAHUEBA, un des membres co-fondateur du mouvement BE KOK SPIRIT: « Il est pour nous un modèle, notre père spirituel est une fierté de sa génération ».
“BE KOK SPIRIT”, en anglais signifie « l’esprit du coq », comme éveilleur de conscience montrant au grand jour les faits divers de notre société contemporaine. En son sein réside entre les différents membre, un esprit de cohésion sociale ayant pour point commun l’amour de l’art par l’entremise des performances. « Tout dévoiler par la voie performative, avec une grande subtilité tout en laissant chacun lire à sa manière notre protocole artistique».
Le 19 août dernier, lors de leur première action sous cette thématique d’Abidjan Workshop Boulevard, le sujet traité fut cette sensibilisation autour de cette épidémie d’Ebola en terre Africaine.
Les 11 membres, semblables à celle d’une équipe de football, ont suffisamment mouillé le maillot, lors de cette messe performative. Très bonne médiatisation, signe d’un écho très favorable, avant d’entamer les performances du 04 septembre et du 19 septembre 2014 dans la belle cité Abidjanaise.
Vêtus naturellement chacun de son plus beau costume personnel, ces corps comme récepteurs, étaient enduits d’huile de moteur pour présenter un avant goût de leur génie. Autour des reins, un caleçon traditionnel de teinte blanchâtre atteste l’esprit avec lequel ils oeuvrent. Un bandeau de couleur rouge marque la puissance de leur noblesse en acte.
Tous les éléments sont donc réunis pour l’assaut final. Avec cette allure, le message véhiculé a eu un grand succès auprès des autorités administratives. « Bravo à cette jeunesse de nouvelle conscience ».
Les membres du BE KOK SPIRIT
Le nombre (11) n’est pas un pur hasard, MOMINE PAULIN, KOUAME BAHUEBA, KOFFI PATERSON, KOUA ARTHUR, MAKOUVIA FERDINAND, NIMLIN SERGE, YAO MARC, ASSOUKOU BLAZI, DON LOUTI, AMIAN ARNAUD, TOURE BECHIR et AMANGOUA YVES, tous des messagers au service de la performance artistique, ont bien compris la politique de la disciplinarité au sens plus large. Attendus les 04 et 19 septembre 2014 par le public Abidjanais, ils prévoient de donner le meilleur d’eux-même, d’avantage que les autres fois.
