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Rome : Une ville antique au paysage contemporain

Firmin Koto | | Tourisme

Comprendre comment la ville éternelle de Rome a vécu par ricochet l’histoire séculaire… les ouvrages sur l’empire romain peuvent à priori se targuer de ne rien avoir laissé au hasard, qui ne puisse pas permettre de briser les secrets historiques de ce qui fait de cette ville, un patrimoine à part entière en Europe.

Il n’y a donc qu’à se décider et relever le défi d’aller à la rencontre de cette ville mythique. Rome. C’est d’autant plus excitant parce qu’un article doit être produit sur le sujet, dans la rubrique carte postale, du 133ième numéro de votre magazine préféré, 100%Culture.

Ce 22 mars 2018, il est 11 heures. L’airbus de la compagnie SAS vient de se poser sur le tarmac de l’Aéroport Fiumicino de Rome. Enfin à Rome pour la première fois. Un début de curiosité qui ne fait assurément pas perdre de vue l’essentiel, Il faut regagner le centre-ville d’où nous allons scruter Rome pendant trois jours.

Après trois heures de vol, la demi-heure de trajet entre l’aéroport et la station de métro qui nous redirigera à notre quartier général, se transforme en remémoration de ces alpes à perte de vue, à l’approche de l’Italie. Des montagnes telles de grosses pierres précises que caressent des nuages fins. C’était déjà pas mal, quand cet instant se mélange à une intrusion d’un paysage vert qui s’est constitué d’une grande diversité d’arbres, d’arbustes et d’autres plantes de tout genre, dans la périphérie de Rome et de ses ghettos visibles.

Arrivés à destination, nous ne pouvons pas emprunter le métro, comme prévu, à la gare Ottaviano pour nous rendre dans le centre-ville. On nous signale une grève sur la ligne rouge. La gare grouille de monde et surtout de touristes, qui cherchent à se réorienter avec cet imprévu au moment où les queues pour taxis sont interminables.

C’est ainsi que nous optons pour la marche. Environ cinq kilomètres séparent la gare de l’Hôtel Centrale. Engouffrés dans la rue Cola di Rienzo, nous sommes déjà un peu contre notre gré à la découverte de Rome. Sur cette étape on peut admirer la Place de la Liberté mais aussi le pont Regina Margherita, la seule issue pour accéder à Piazza del Popolo (la place du peuple), l’une des places les plus populaires de Rome.

Cet avant-goût est un peu promoteur d’un beau séjour. Surtout quand on a déposé nos valises à proximité de cette place d’où on peut facilement relier à pied les endroits touristiques les plus en vue de la cité. Il y a des restaurants, des boutiques, la nature, mais aussi une population. Tout ce qu’il faut pour faire de Rome une belle ville du monde, où l’on redoute tout de même les pickpockets.

Finalement nous y sommes. L’hôtel Centrale est un réceptif de 3 étoiles qui a bien voulu mettre à notre disposition sa seule suite junior avec une vue imprenable sur les toits de la ville.

Même si le confort invite tout de suite à la relaxation, après une bonne marche il ne faut surtout pas perdre de temps, parce que l’après-midi sera consacré à la visite du Parc Borghese et ensuite le diner à Hosteria Pizzeria « Da Vito E Dina ».

À la différence d’autres parcs sur de grandes étendues qui nous ont été jusque-là présentés, ayant un rapport passionnant avec la nature, le parc de la Villa Borghese a tout pour être exceptionnel et unique.

Situé en plein centre-ville, c’est l’un des plus beaux espaces verts de la ville. Aménagé sur une surface de 5 km², le domaine accueille également une collection d’œuvres d’art de premier ordre ainsi qu’un parc zoologique. En deux heures on a pu faire le tour et profiter de la beauté de ce cadre unique au monde, d’où on a aussi pu observer la place populaire, mais également le Vatican.

De beauté en finesse, Rome a tout pour plaire, surtout quand la journée est bouclée par ce diner chez Da Vito & Dina, ce joli petit restaurant familial, situé non loin du Vatican où on s’affaire en famille pour valoriser des mets italiens de génération en génération. Pasta vongole, Tomate Capreci ou encore du poisson et de la pomme de terre pour nous rappeler nos origines suédoises. Dans de telles circonstances, les beaux rêves ne se passent pas qu’en sommeil, quand bien même il faut se reposer pour attaquer la journée du lendemain en pleine forme.

Le Colisée qui est surtout l’endroit à ne pas rater lorsqu’on visite Rome, est à l’origine l’amphithéâtre Flavien (Colosseo en italien). Cette immense bâtisse de l’empire Romain est au cœur du programme du jour. Pour nous y rendre, nous décidons de tester le métro de la ville et voir un peu la vie dans le transport urbain qui n’est assurément pas loin de ceux des grandes métropoles. Nous empruntons donc à la station de Flaminio, le métro sur la ligne rouge finalement ouverte ce jour, avant d’emprunter à la station Termini, la ligne bleu qui nous conduit directement au Colisée.

Le mastodonte se dresse enfin devant nous dans une discipline qui s’exerce seule, sous l’œil attentif de la sécurité qui, il faut le noter, est déployée conséquemment aux abords de tous les sites touristiques. De là on est loin des photos ou des ouvrages.

Et nous y sommes. Au Colisée qui  continue à donner la mesure de l’ancienne puissance de la Rome Impériale. Aujourd’hui, il est l’un des symboles de la Rome moderne, l’une des attractions touristiques les plus populaires. Et pourtant dans les temps anciens il s’est déroulé des combats d’animaux sauvages, ou encore des combats de gladiateurs et autres spectacles publics, tels que des exécutions de condamnés à mort, des reconstitutions de batailles célèbres et des drames basés sur la mythologie romaine

De ses 500 ans de service, il ne reste aujourd’hui que des ruines plutôt célèbres. Celles-ci sont à l’image de la ville dans le fondement même de son aménagement urbain. A bien observer le Forum Romain et les Forums Impériaux pendant de longues promenade, il ressort de ce reflet que Rome s’est construite avec une image soutenue et véhiculée par l’art et l’environnement.  Car au fil des siècles, les fouilles archéologiques dans le cœur de Rome ont contribué à créer l’un des espaces verts les plus originaux pour une ville moderne.

Qu’en est-il alors du Vatican ? Nous réservons cette dernière étape pour la dernière journée, le lendemain. La visite va se faire en alternance avec du shoping, parce que personnellement notre visite dans ce lieu saint, est plus touristique que religieux. C’est pourquoi lorsque nous nous retrouvons dans l’enceinte du Vatican, sur la place Saint Pierre, flanquée de sa fontaine Carlo Fontana, nous ne sommes pas trop loin d’avoir pris notre pied. Quelques photos souvenir et quelques emplettes dans les boutiques du Vatican peuvent bien nous donner l’impression d’avoir enfin avoir été un jour, dans les lieux saints du Vatican.

 

Firmin Koto