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Katiola, une ville généreuse à découvrir

Irene COULIBALY | | Tourisme

Chef-lieu de la région du Hambol, Katiola est une ville aux facettes multiples. Située à 55 km au nord de la ville de Bouaké dans le district de la vallée du Bandama, elle est dirigée par le maire Thomas CAMARA. Deux langues dominent essentiellement : le Tagbana et le Dioula.

Ville cosmopolite, elle est essentiellement habitée par les autochtones Tagbana et les allogènes Mangoro. La population de cette ville a été estimée à environ 64.007 habitants en 2010. Le Département compte les sous-préfectures de Fronan, Tafiré, Niakaramadougou, Tortiya et Sakassou. Elle compte 27 communes en plein exercice grâce à la loi de 1978.

Le peuple Tagbana vit essentiellement de l’agriculture et de la poterie exercée par les Mangoro. Sa principale denrée alimentaire est le Kabato obtenu à partir de la poudre de maïs. L’igname vient en seconde position et en temps de famine ce peuple consomme le manioc. Ces mets s’accompagnent de la sauce Lômi, Dah, et Tchon.

A l’instar de certaines villes du pays, Katiola est une destination touristique. L’hôtel Hambol a été construit en suivant le modèle des hôtels de haut standing comme le splendide Hôtel Ivoire sis à Abidjan. L’Etat a investi près de 2 milliards dans la réalisation de ce joyau architectural. On peut y découvrir également les magnifiques œuvres des potiers faits à partir de l’argile qui sont uniques dans tout le pays. Il y a une école de poterie nommée « Centre Céramique de Katiola ».

L’éducation et la santé ne sont pas en marges. Le Département compte 6 établissements préscolaires, 95 écoles primaires et 2 établissements secondaires techniques. Au niveau de la santé, on compte un hôpital général à Katiola, 7 centres de santé urbains, 11 centres de santé ruraux et 3 services de santé scolaires.

Le peuple Tagbana est riche en folklore même si à ce niveau la médiatisation n’est pas accentuée. On y trouve le Mandja (danse guerrière), le Nanagbô et le Gbebé. Il faut une réelle volonté des autorités politiques pour donner de l’énergie à ce secteur.

La ville de Katiola est le siège d’un évêque catholique. La population est en partie chrétienne catholique. Il y a aussi des musulmans et animistes.

 

Irène COULIBALY