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Carte postale: Biarritz-Anglet-Bayonne l’inoubliable séjour !

Firmin Koto | | Tourisme

© Firmin KOTO

Le train qui nous ramène de Bayonne ce dimanche d’un jour d’été vers Paris effectue son dernier voyage sur le trajet Bayonne-Paris. Mais aussi, son dernier voyage sur les rails. Cette situation imprévue va naturellement se présenter comme un privilège. C’est le dernier hommage de ce mastodonte. Il aura donné pendant plusieurs décennies de son « être » et de son temps pour que les populations puissent se déplacer et aller à la découverte de la Côte Basque. Après une semaine passée entre Anglet, Biarritz et Bayonne, nous regagnons la capitale française dans ce train-là.

Deux raisons auront guidé notre choix cet été pour des vacances sur cette côte du sud de la France, à la frontière d’Espagne.

La première, des retrouvailles avec des amis de longue date, habitants de la région. La seconde raison était, naturellement, de se mettre dans la peau de cet amoureux de la nature qui va à la rencontre du paysage et de l’aménagement urbain d’une cité verte dont la réputation de  « capitale mondiale de la glisse et du surf » a toujours été mise en avant.

L’un d’entre ces amis loue un superbe duplex sur Anglet Monbrun à 5 min des plages en bus ou en  voiture. « Le Duplex de Chiberta »,  situé dans ce quartier prisé d’Anglet est un réceptif touristique de 70m2, classé en meublé de tourisme 3 étoiles avec balcon et barbecue. L’option est plutôt intéressante pour rallier facilement et en tout  confort les différentes zones de la Côte Basque entre les parcs, la cité et l’océan.

Dès le lendemain matin déjà, la nature s’offre à nous. Respirer un bon coup dans la nature : c’est bien cela l’objectif premier de cette promenade matinale vers la plage de la Chambre d’Amour. Nous voilà partis le long des 2,5 km de pistes qui séparent notre résidence des plages à travers la Forêt de Chiberta et ses gigantesques pins parasols.
Cette immense pinède est sillonée de voies cyclables, sentiers de promenade et autre parcours santé offrant mille et une manières de s’oxygéner en pleine forêt. Et ce, au cœur même de la ville.

Quelle sensation de liberté ! Après une bonne demi-heure de promenade, on se retrouve nez à nez avec cette plage de sable et ces superbes vagues. La plage de la Chambre d’Amour est animée, bordée de kiosques et de terrasses. Il faut suivre, le long de l’océan, l’interminable promenade aménagée en bois puis longer le golf de Chiberta pour découvrir des plages plus tranquilles du côté de la barre à l’embouchure de l’Adour.

C’est à pied pour certains ou à vélo pour d’autres qu’on s’oublie parfois à admirer l’étendue de l’océan et l’attraction des plages. En cette période de juin, les touristes ne commencent qu’à affluer sur les côtes basques. Le plein été ne s’est pas encore signalé.

Le moment est bien idéal entre le beau temps et les petites averses qui redonnent quelque peu ses droits à la nature. Celle-ci gagne l’occasion de se baigner épisodiquement en cette saison avant de bronzer à nouveau au soleil. A ce moment-là, ce n’est plus l’homme qui est l’attraction sur la côte. Mais, plutôt la nature qui s’épanouit librement et partage ses senteurs iodées, boisées et végétales.

Dans cette élan de découverte du paysage de la côte basques, nous parcourons la ville de Biarritz. Là, on ne peut détourner l’attention de ces hortensias en floraison en plein mois de juin. Avec leurs bouquets énormes, ces plantes colorées pullulent le long des artères de la ville et autres parcs. Les hortensias sont visiblement en vedette le temps de faire oublier un tant soit peu le surf, l’activité favorite de la ville.

Ces hydragea macrophyla dévoilent toute leur splendeur florale avec une variation de couleurs navigants du rose au bleu cyan. Un phénomène qui se produit généralement en fonction de la variation du Ph entre le basique et le neutre dans le sol.

© Firmin KOTO

Derrière les façades pittoresques de la ville, nous gardons en souvenir des images du quartier du Port-vieux, le rocher de la Vierge et le phare de Biarritz.  Au fil des découvertes, on devine des traditions ancestrales et on ressent l’âme du peuple basque. Une culture dans laquelle la gastronomie tient une place de choix.

Les Halles des 5 Cantons à Anglet en est une belle illustration. Voilà un véritable temple de la bonne bouffe que n’ont pas manqué de nous faire visiter pendant notre séjour nos amis Eric et Cécilia. Ce lieu magique est truffé de gourmandises, de spécialités régionales : assiettes de charcuterie basque, fromage de brebis, gâteau basque… L’endroit idéal pour se faire une idée gastronomique de la région. Nous retiendrons tout simplement de cet endroit la convivialité et la gastronomie artisanale servie dans ces bars. Un repère populaire et chic, où se concentré le savoir-faire local en matière de cuisine.

Dans sa beauté pittoresque et attractive, Les Halles des 5 Cantons abritent environ une trentaine de stands tout aussi colorés et savoureux. On ne peut que se régaler de ces produits du terroir,  d’une telle  qualité et d’une si grande fraîcheur. Des plats venus de plusieurs contrées d’une saveur esquisse. Sur les stands s’étalent poissons, fruits de mer, charcuteries, fromages, fruits et légumes, pâtisseries, vins…sans oublier le fameux piment d’Espelette. Des sushis, des spécialités italiennes et même marocaines sont  proposées pour témoigner de l’ouverture gastronomique de ce peuple. De quoi garnir les paniers de cette foule qui commence à affluer en raison d’un dimanche où le temps est un peu maussade et où les plages ne sont plus aussi attractives.

© Firmin KOTO

Depuis la terrasse du « Duplex de Chiberta », la vue est imprenable en splendeur avec l’impressionnant Eco-Parc du Maharin.  La qualité de ses aménagements est indéniable. Un véritable poumon vert de sept hectares préservés avec son caractère boisé et ses beaux spécimens de saules et autres arbres. Ses berges, son ruisseau sont des refuges de la biodiversité qui rivalisent des jardins familiaux à  certains aspects assez spéciaux,  de par leur aménagement en bambou fin.

Pour peu que vous sympathisiez avec les personnes qui exploitent ces parcelles, vous aurez peut-être la chance de recevoir une partie de la récolte du jour comme ils l’ont fait avec nous. C’est ainsi que la ville d’Anglet renoue avec sa tradition maraîchère, dans un tableau harmonieux.

Ce midi, retour au Soly’Less à deux pas de l’appartement. C’est comme d’accoutumée avec une formule « fait maison » qui change selon les jours. Le menu du midi est très avantageux avec une entrée, un plat, un dessert accompagné d’un quart de vin pour 13€. Le soir, sur la même base, le menu est à 19.50€ … et un menu le soir c’est plutôt rare. Ce petit restaurant de quartier à Anglet a finalement fait sa réputation avec ces formules originales autour de mets locaux qui attirent une clientèle d’habitués. C’est une marque de fabrique à laquelle on associe ce déjeuner gourmand sous l’œil attentif de Gaspard le bouledogue mascotte du restaurant, digne d’un acteur de film. Il n’hésite pas à aller d’une table à l’autre pour entretenir la clientèle sans toutefois importuner.

L’occasion est cependant solennelle bien que détendue. Ce repas marque  notre dernier jour sur la Côte Basque. Nos amis Cécilia et Eric, sans oublier la famille de Pétricot avec ses traditionnels apéro auront contribué à rendre notre séjour agréable à travers des découvertes tous azimuts.

Mais cela n’empêche tout de même pas d’être partagé en ce moment précis entre le chagrin de la séparation et la satisfaction du menu du jour : tête de veau ou provolone grillé ou assiette de crudités en entrée / filet de dorade ou tartelette feuilletée aux épinards ou andouillette grillée et son gratin dauphinois en plat principal et au dessert, suprême d’agrumes ou tarte au chocolat ou tiramisu aux fruits rouges.
Ce qui est sûr c’est qu’il faudra revenir… peut-être. En prenant cette fois-ci, l’avion et le vol direct Stockholm-Biarritz.

 

Firmin Koto