Suivez Nous

Vague d’interdictions de laits infantiles contaminés : l’Afrique atteinte

Saxum Willy | | Société

Retrait des laits contaminés d’une surface de vente

Les ministères ivoirien et burkinabè en charge de la santé et de l’hygiène publique ordonnent  la suspension de la commercialisation de certains produits laitiers et farines infantiles.

La mesure concerne « tous les laits et farines des gammes PICOT, CELLIA et MILUMEL, fabriquées et distribués par le laboratoire Lactalis ». En cause, des  « suspicions de contamination à la Salmonelle ».

Le scandale est parti de la France. Le 2 décembre 2017, une alerte est lancée après avoir constaté la survenue de vingt cas de salmonellose chez des bébés de moins de 6 mois ayant consommé des produits Lactalis. Moins d’une semaine plus tard, cinq autres cas sont signalés. Les autorités sanitaires françaises rassurent que les enfants contaminés se portent bien. Cependant, elles ont enjoint le retrait de la vente des produits Lactalis. Expliquant ainsi que la contamination est survenue au cours de la fabrication. Toute une gamme de produits fabriqués et déjà sur les marchés est problématique. Au-delà, l’inspection diligentée dans les locaux conclue  « que les mesures prises par l’entreprise n’étaient pas de nature à maîtriser le risque de contamination de produits destinés à l’alimentation d’enfants en bas âge ».

La menace est donc réelle. Plusieurs pays emboitent le pas à la France. Et, presque tous les continents sont concernés.
Les Pays-Bas, la Grèce, le Royaume-Uni pour l’Europe, La Colombie et le Pérou, le Bangladesh, le Pakistan, la Chine, suivis des pays africains tels le Soudan, le Maroc, la Côte d’Ivoire et le Burkina.

En Afrique, l’on note régulièrement des cas de commercialisation de produits prohibés, contaminés ou périmés sur les marchés.  Les consommateurs demandent plus de vigueur dans le contrôle des produits de consommation de la part des structures de veille qualitative, pour un contrôle en amont.

 

Saxum