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Tunisie: Des manifestations contre la cherté de la vie éclatent

Cyril Verb | | Société

Source photo: Archives AFP/ FETHI BELAID

Début d’année mouvementé en Tunisie. Les manifestations se poursuivent après l’adoption de la loi de Finances 2018. Cette loi consacre l’augmentation des taxes. Un autre motif de flambée des prix des denrées alimentaires dans un pays déjà miné par la cherté de la vie.

Lundi 8 janvier, des manifestations se sont enclenchées dans plusieurs villes dont la capitale Tunis, Gafsa, Sidi Bouzid, Thala, Kasserine ou Téboubra et virent en affrontements avec la police.

Le gouvernement appelle au calme sans toutefois répondre aux revendications des protestataires. L’appel n’a donc pas eu d’échos favorables. Dans la nuit de mardi, d’autres manifestations ont été enregistrées dans plusieurs localités. À Tébrouba, la colère des manifestants est encore plus grande. Un homme d’une quarantaine d’années est mort après avoir inhalé du gaz lacrymogène lancé lundi par les forces de l’ordre.

Dans les localités touchées par les mouvements de contestations, plusieurs commerces dont des établissements financiers ont été pillés quand des représentations de l’État et des sièges de partis politiques ont été saccagés.

Des dizaines de blessés dont 49 policiers sont enregistrés après les heurts. Plus de 200 manifestants sont detenus par la police. Les manifestations ne semblent pas faiblir pour autant. Malgré l’interpellation de certains responsables de « Fech Nestanaou » (« Qu’attendons-nous ? »), d’autres mouvements appellent  à des rassemblements régionaux les 12 et 14 janvier.

Le pays est en état d’urgence depuis les attentats de 2015. Le feu couve. La situation inquiète. Elle rappelle le début du printemps arabes destituant le régime Ben Ali. Certaines populations ont entamé un repli sur l’Algérie.

 

Cyril Verb

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