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Snapchat rejoint Twitter en accusant Donald Trump d’incitation à la violence raciale

Arsene DOUBLE | | Société

Mercredi 3 juin, le réseau social de Evan Spiegel, Snapchat a annoncé qu’il ne ferait désormais plus la promotion des messages du président américain Donal Trump. Selon le réseau social très prisé des jeunes de la génération Z, ils « incitent à la violence raciale ». Snapchat rejoint ainsi Twitter, qui a provoqué l’ire du président des Etats-Unis la semaine dernière, en mettant des avertissements sur les messages qu’il envoie à ses plus de 81 millions d’abonnés.

 « Nous n’allons pas amplifier des voix qui incitent à la violence raciale et à l’injustice en faisant leur promotion gratuite sur Discover, le fil d’info du réseau où les utilisateurs peuvent trouver les nouveautés, les recommandations ou encore les publications de médias ou de personnalités connues », a précisé Snapchat, qui vient d’annoncer qu’il ne ferait désormais plus la promotion des messages président américain, même si ceux-ci restent visibles aux abonnés à son compte et apparaissent quand un usager fait une recherche spécifique.

L’annonce de Snapchat, pas du tout appréciée de Donald Trump, rejoint celle de Twitter, déjà en froid avec le président américain. La semaine dernière, Twitter a provoqué la colère du président des Etats-Unis, en mettant des avertissements sur les messages qu’il envoie à ses plus de 81 millions d’abonnés. L’un concernait la fraude électorale que Twitter estimait être de la désinformation et l’autre pouvait laisser penser que le président appelait à faire feu sur des pilleurs.  Ce dernier a très mal pris les initiatives de Twitter, profitant de son audience sur le réseau pour dénoncer ce qu’il perçoit comme de la censure et une confirmation d’un biais de gauche et anti parti républicain. Toutefois, les deux réseaux ont choisi de ne pas bannir totalement Donald Trump.

La campagne présidentielle pour sa réélection a d’ailleurs rapidement publié un communiqué accusant Snapchat de vouloir « truquer » le scrutin du 3 novembre. « Le PDG extrémiste de Snapchat Evan Spiegel préfère promouvoir des vidéos d’émeutes d’extrême gauche et encourager ses usagers à détruire l’Amérique plutôt que de partager le message positif d’unité, de justice, de la loi et de l’ordre du président », accuse la campagne.

Snapchat a, dans un courriel à l’AFP, souligné : « La violence raciale et l’injustice n’ont pas leur place dans la société et nous sommes solidaires de tous ceux qui recherchent la paix, l’amour, l’égalité et la justice en Amérique.»

Pendant le week-end, Evan Spiegel avait envoyé une longue lettre aux employés de Snap, la maison-mère du réseau, pour y condamner ce qu’il perçoit comme la perpétuation de l’injustice raciale en Amérique. « Chaque minute pendant laquelle nous sommes silencieux face au mal et aux injustices, nous agissons en faveur de ceux qui font le mal », écrivait-il.

 

Arsène DOUBLE