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Mgr Pierre- Marie Coty, « le père de l’hymne national ivoirien fut enterré sans honneurs ni tambours », déplore une internaute

Arsene DOUBLE | | Société

Mgr Pierre-Marie Coty, père de l’hymne national de la Côte d’Ivoire, décédé le vendredi 17 juillet 2020 à 21 heures à la Polyclinique Sainte Anne-Marie d’Abidjan (PISAM), a bénéficié d’un ultime hommage, mardi 04 août 2020. Sa dépouille a été mise sous terre dans la cour de la cathédrale Saint Paul du Plateau. Cependant, la qualité des obsèques rendues à ce grand serviteur de la nation n’est pas du goût de certains internautes.

En Afrique comme ailleurs, les grands ont généralement droit, à leurs morts, à des honneurs suprêmes dignes à la fois de leurs rangs et du service rendu à la nation. Pour des questions d’ordre religieux ou politique, les obsèques de certains d’entre eux ont lieu parfois dans des circonstances quelques peu glorieuses ou dans l’indifférence totale des autorités de leurs pays. Ainsi, la façon dont se sont déroulées celles de Mgr Pierre- Marie Coty, évêque émérite du diocèse de Daloa et co-auteur des paroles de l’Abidjanaise, décédé le mois dernier à l’âge de 93 ans, est jugée moins satisfaisante par certains usagers du réseau social américain, Facebook, créant du coup la polémique.

« Et le père de l’hymne national ivoirien fut enterré sans honneurs ni tambours. Dans un anonymat presque méprisant ! », déplore une certaine Delphine Krizoua, dans un post publié dans le groupe OBSERVATOIRE DÉMOCRATIQUE (RELAIS). Abondant dans le même sens que cette dernière, un autre ajoute : «  Est-ce qu’il était militant du RHDP ?»

Des réactions qui ont de quoi surprendre et susciter l’indignation de plusieurs internautes. Puisque la célébration des obsèques de Mgr Pierre- Marie Coty a vu la participation du Premier ministre Hamed Bakayoko ainsi que de la ministre de la Culture et de la Francophonie, Raymonde Goudou Coffie, ayant rappelé les qualités de Mgr Coty, son père spirituel. Une présence marquée également par un hommage militaire rendu à l’illustre disparu.

«  A un moment donné, va t’informer avant de balancer des posts dénigrants. Hambak y était et c’est le 1er ministre. C’est important. Tu voulais du tambour mais en tant que citoyenne reconnaissante de ses services, tu aurais pu t’impliquer et organisé ça.», lance un internaute, à l’endroit de la dénommée Delphine Krizoua. « A mon humble avis un honneur militaire lui a été rendu et le symbole de la nation a été remise à sa famille… C’est un homme spirituel…que son âme repose en paix », relève un autre adhérent du groupe OBSERVATOIRE DÉMOCRATIQUE (RELAIS).

S’il est, de coutume, de rendre des honneurs suprêmes d’une grandiosité surprenante à nos grands hommes, nulle part, il nous a été donné de voir de telles pratiques ramener à la vie nos illustres disparus.

 

Arsène DOUBLE