Suivez Nous

Les mèches humaines, la nouvelle mode en Afrique

Danielle YESSO | | Société

En Afrique, les femmes dépensent plus de 6 milliards par an pour l’entretien de leurs cheveux. Voulant se sentir belle, elles n’hésitent pas à investir dans l’achat des mèches indiennes et péruviennes.

Plusieurs personnes se posent des questions sur l’origine de ces mèches. Certaines religions interdisent même le port des mèches, vu parfois comme un objet de possession diabolique.

Produites principalement en Asie, ces mèches proviennent de véritables cheveux humains. Ces cheveux sont récupérés dans les temples où les femmes indiennes vont offrir leur chevelure aux dieux. Les cheveux sont ensuite vendus aux industriels et aux grossistes.

Auparavant, il n’existait que les mèches artificielles et synthétiques mais depuis quelques années, des véritables cheveux humains sont vendus sur le marché africain. Contrairement aux mèches synthétiques qui étaient à la portée de toutes les couches sociales, les mèches humaines coûtent extrêmement chères, ce qui ne décourage pas pour autant les consommatrices qui sont prêtes à tout pour être belle.

Les mèches, en plus de changer l’apparence physique, changent aussi le regard des gens sur celles qui les portent. Vu leur coût élevé, on se dit tout de suite que celle qui les met a assez de moyens, ce qui augmente sa popularité. Les jeunes filles en sont donc des adeptes.

Aujourd’hui, les femmes africaines ne se sentent belles qu’avec des mèches sur la tête. Se promener avec les cheveux naturels donne l’impression d’être démodé. Ainsi, l’achat de mèches fait partie du budget mensuel au même titre que le loyer et la nourriture.

La femme africaine actuelle, à la recherche de la beauté, s’éloigne de ses origines, de sa nature première et de sa culture. Heureusement le concept de Nappy prend de l’ampleur et fait la promotion de la beauté africaine naturelle. C’est une lueur d’espoir pour la pérennisation des valeurs africaines.

 

Danielle YESSO