Suivez Nous

Depuis le Mali, Mamadou Coulibaly a appelé les pays africains à sortir de la zone CFA

Arsene DOUBLE | | Société

Mamadou Coulibaly, ex président de l’assemblée nationale de Côte d’Ivoire.

Lundi 25 février 2019, l’ex président de l’assemblée nationale de Côte d’Ivoire, Mamadou Coulibaly s’est rendu à Bamako au Mali. Opposé au franc CFA, le maire d’Azaguié, Mamadou Coulibaly, s’est montré très favorable à la création de nouvelles monnaies en Afrique. En raison de son fort taux d’intérêt, le franc CFA ralentit la compétitivité des entreprises, voire la création d’emplois.

 « La surévaluation du franc CFA face au Cédi ou au Naira rend difficile la compétitivité des entreprises, ce qui ne favorise pas la création d’emplois », a déploré le maire d’Azaguié, Mamadou Coulibaly, dans une interview le lundi 25 février 2019, lors de son passage à Bamako au Mali. Il a alors envisagé la création de nouvelles monnaies dans les pays de la zone CFA.

Selon lui, le Franc CFA a été créé par les pays de l’Europe pour asseoir leur suprématie et contrôler l’économie des pays de la zone CFA.

Envisageant la création de nouvelles monnaies, le président du parti LIDER a estimé que même le Mali peut avoir sa monnaie propre, peu importe le nombre de ses habitants. Car « la monnaie s’adapte toujours aux richesses d’un pays », a-t-il assuré.

Toutefois, la sortie des pays de la zone CFA relève d’une réelle volonté des chefs d’Etats africains. C’est en ce sens que le professeur Mamadou Coulibaly a préconisé que chaque candidat à la présidence introduise dans son programme, son appartenance ou non au franc CFA et le respecter à son élection.

Il a, par ailleurs, rappelé le rôle des états généraux sur le franc CFA. Le rôle de ceux-ci est d’organiser les sociétés civiles dans les pays d’Afrique et servir d’interlocuteur entre elles, les classes politiques européennes et les marchés de capitaux.

 

Arsène DOUBLE