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Idrissa KEITA-Journaliste malien : « La mère de Sidiki Diabaté est en prison au Centre de Bollé »

100pour100culture | | Société

 

L’artiste chanteur malien Sidiki Diabaté a été placé sous mandat de dépôt à la MCA de Bamako le jeudi 24 septembre 2020. Idriss KEÏTA, Malien, journaliste, consultant, spécialiste en questions politiques et culturelles (Mali, Guinée, Côte d’Ivoire) nous éclaire sur cette affaire qui défraie la chronique depuis une semaine.

Idriss KEITA, vous êtes au cœur de l’information au Mali sur l’affaire Sidiki Diabaté. Nous avons appris qu’il a violenté son ex-compagne et aussi que la police a trouvé après une perquisition à son domicile des balles et de la drogue. Qu’en est-il exactement ?  Et pour quelles raisons a-t-il été arrêté et déféré en prison ?

Pour les balles et la drogue, je ne peux le dire par contre les photos de sa compagne Mariama Sow Mamacita ont circulé partout. C’était insupportable et cela a fini par le conduire en prison.

Les soutiens de l’artiste crient au complot. Est-ce le cas ?

Cette affaire est relayée par au moins 30 Médias par jour et pas moins de 200 vidéos. Les photos sont authentiques, il n’y a pas de Photoshop. Les proches de l’artiste qui ont voulu le défendre ou justifier ses actions ont empiré les choses. Même Oumou Sangaré qui a réagi a été prise à partie. Tout cela a conduit sa mère en prison.

Sa mère est aussi en prison ? Que lui reproche-t-on ?

Sa mère est coffrée depuis 6 jours dans la prison des femmes au centre de Bolle. Il est question de pas moins de 5 avortements couverts par la maman de Sidiki qui envoyait les preuves à son fils par vidéos. Sa mère faisait le sale boulot pour ne pas laisser de traces.

Quelle est la vérité sur cette affaire qui défraie la chronique ?

Mamacita est avec Sidiki depuis 7 ans. Elle a subi plusieurs sévices que malheureusement l’artiste a eu à filmer, ce qui l’a rattrapé. La supposée victime a tenté des actions judiciaires qui ont été étouffées par Karim KEITA, le fils d’IBK, actuellement en exil en Côte d’Ivoire depuis la chute de son père. Il paie une lourde tribu dans un Mali où les VBG sont au coeur du débat depuis 2015, car pas moins de 4 crimes passionnels d’envergure ont eu lieu de façon successive sans que les auteurs aient été punis.

Une date a-t-elle été trouvée pour le jugement ?

Pour le moment, ce n’est pas encore fixé. Sans doute après la formation du gouvernement. Cette histoire est un fait divers. Le Mali vit au rythme du prochain gouvernement qui capte toute l’attention.

 

Corine HAZOUME

Consultante Media Afrique/Europe

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