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Côte d’Ivoire: L’UNICEF préoccupé par les violences en milieu scolaire et interpelle le gouvernement ivoirien

Irene COULIBALY | | Société

©Dr Aboubakar kampo, Représentant –Résident du Fonds des Nations unies pour l’enfance (UNICEF) en Côte d’Ivoire

Le Représentant du Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF) en Côte d’Ivoire, Dr Aboubacar Kampo, a exprimé ses inquiétudes, mardi, sur la question des frais annexes et des violences qui sévissent en milieu scolaire ivoirien. Il s’exprimait lors des travaux de la revue annuelle du secteur de l’éducation, en présence des ministres en charge de la question éducative.

Dr. Aboubakar kampo, a, au cours de son discours, appelé les autorités ivoiriennes à trouver des solutions définitives pour mettre fin à ce problème qui perdure. Selon lui, le gouvernement doit entreprendre des actions pertinentes pour créer un climat de paix dans les écoles et établissements secondaires et universitaires. En effet, la question des frais annexes et des réformes imposées par le gouvernement causent d’énormes tensions entre parents d’élèves, enseignants et le gouvernement lui-même. Des grèves interminables qui surviennent et perturbent chaque année le climat des études. Et cela a pour corolaire, la mauvaise formation des élèves et étudiants, car les cours ne sont pas dispensés dans les conditions adéquates.

Concernant la problématique de l’emploi, le représentant de l’Unicef a pointé du doigt, l’inadaptation formation / demande sur le marché de l’emploi. Car les entreprises ivoiriennes ont besoin d’une main d’œuvre qualifiée et c’est tout le sens de cette réforme qui vise à impliquer le secteur productif dans l’identification des formations à mettre en œuvre. Pour cela, il est nécessaire de booster le secteur de l’enseignement technique et la formation professionnelle et de valider les textes de la réforme, notamment le financement des branches et la gouvernance des centres de formation.

Présent sur les lieux pour l’occasion, le ministre Mabri, qui avait à ses côtés sa collègue de l’éducation nationale, Kandia Camara, a pour sa part indiqué qu’il faut que les campus revivent avec toutes les activités y compris les activités culturelles et sportives. Il faut que la qualité de la vie sur les campus soit assurée car l’éducation et la formation ont de tout temps été une priorité pour les autorités.

 

Irène COULIBALY