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Côte d’Ivoire : Des étudiants du département de communication de l’Université Félix Houphouët Boigny réclament la mise en place d’un master professionnel

Innocent KONAN | | Société

S’il y a bien des étudiants qui depuis quelques mois subissent les effets de la mauvaise gestion du système universitaire ivoirien, c’est bien ceux du département de communication. Fatigués de passer des mois sans voir leurs revendications prises en compte, ils décident de mener une marche pacifique ce mercredi 4 décembre 2019 au sein de l’université Félix Houphouët Boigny à Abidjan.

Tous unis et vêtus de rouge, les étudiants crient haut et fort « Ufrica Non au boycott de mon avenir ! On veut notre Master professionnel » « Les étudiants en communication veulent avoir la même chance que vous, OUVREZ UN MASTER PRO !! » pouvait-on lire et entendre.

En effet, des étudiants ayant validé leur master 1 se voient refuser l’accès aux amphithéâtres pour des raisons diverses. La raison principale est que ces étudiants n’ont pas respecté le délai d’inscription fixé par la présidence de l’Université. « Depuis qu’on est à l’université, on n’a jamais expulsé un étudiant pour faute d’inscription. Souvent quand tu n’arrives pas à solder l’année en cours, il y a possibilité de le faire l’année suivante… » nous explique un étudiant. Des étudiants se voient alors ne pas être pris en compte lors des sélections pour le Master 1.

Après plusieurs négociations, les étudiants non sélectionnés sont autorisés à faire le master 1. Mais, les administrateurs demandent à ces derniers de se contenter du master 1 qui en réalité n’est pas un diplôme dans le système LMD. Le département de communication a ainsi sélectionné 82 étudiants sur 600 pour faire le master 2 de recherche, mais refuse d’offrir la possibilité aux non sélectionnés d’obtenir un BAC + 5. « Ce qui est étonnant, c’est que dans les autres départements, il y a un master professionnel ainsi qu’un master de recherche. Mais chez nous en communication, on refuse de mettre en place ce master professionnel, afin de permettre aux autres d’avoir le deuxième diplôme universitaire après la licence. C’est décevant ! » nous lance un étudiant en colère.

Auront-ils gain de cause cette fois ? Rappelons que les cours sont suspendus au département de communication depuis plus d’un mois et la situation semble ne pas inquiéter les autorités administratives.

 

Innocent KONAN