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Prix Nobel de médecine 2018 : le visage des deux lauréats est désormais connu

Irene COULIBALY | | Santé et Bien-être

L’annonce a été donnée par le comité du prix Nobel lundi 1er octobre, James P. Allison et Tasuku Honjo sont récompensés pour leurs travaux qui  marquent un pas en avant vers un traitement plus efficace du cancer.

Les deux chercheurs ont été récompensés pour l’inhibition de la régulation immunitaire négative, qui permet de relâcher les freins des cellules immunitaires. Leur découverte utilise la capacité de notre système immunitaire pour attaquer les cellules cancéreuses en relâchant les freins des cellules immunitaires ; comme l’indique le comité nobel. C’est en associant leurs recherches que le remède a pu être trouvé.

James P. Allison a dans les années 90 découvert une protéine particulière : CTLA-4. Elle permet de freiner le système immunitaire et sert à réguler les lymphocytes T, qui sont des globules blancs assez particuliers. Tasuku Honjo quant à lui met à jour une autre protéine : PD-1, qui a aussi pour but de freiner les lymphocytes T, mais différemment.  En 2010 et 2012, les deux protéines avaient été testées respectivement sur des patients souffrant de cancer et de mélanomes. Et les résultats étaient plutôt encourageants.

Mais en combinant les deux trouvailles, le résultat est impressionnant, comme l’indique toujours le comité Nobel. Cette combinaison peut permettre à plus des deux tiers des patients de survivre. Ce pourcentage pourrait grimper si ce nouveau traitement est associé à d’autres déjà existant. Cela marque une avancée majeure pour la médecine, surtout dans la lutte contre le cancer.

L’américain et le japonais succèdent à Jeffrey C. Hall et Michael W. Young, récompensés en 2017 pour leurs travaux sur le contrôle des rythmes circadiens.

James P. Allison 70  ans est professeur d’immunologie au centre du cancer à l’université du Texas. Et Tasuku Honjo 76 ans, est professeur à Tokyo et avait déjà reçu le prix Tang en 2014 : l’équivalent du Nobel en Asie pour sa découverte.

 

Irène COULIBALY