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Bangladesh : « L’homme-arbre » et sa volonté de se faire amputer les mains

Arsene DOUBLE | | Santé et Bien-être

Abul Bajandar, surnommé « l’homme arbre », pour ses membres recouverts de verrues à l’allure d’écorce , a souhaité lundi dernier se faire amputer les mains. Il pense ainsi soulager sa douleur insupportable.

Depuis plusieurs années , le bangladais de 28 ans, Abul Bajandar, souffre de l’une des plus rares maladies au monde : l’épidermodysplasie verruciforme. C’est une maladie génétique rarissime quasi-incurable, qui se manifeste par de verrues impressionnantes à l’allure d’écorce. C’est pour cette raison que les personnes qui en souffrent, à l’instar du jeune bangladais, sont surnommées « homme-arbre». Pour abréger ses souffrances, Abul Bajandar, alias l’ « homme arbre », a annoncé vouloir se faire amputer les mains, recouvertes d’impressionnantes verrues à l’allure d’écorce.

«Je ne supporte plus la douleur. Je n’arrive pas à dormir la nuit. J’ai demandé aux médecins de me couper les mains pour avoir au moins un répit», a-t-il déclaré à l’AFP. Une démarche soutenue par sa mère Amina Bibi: «Au moins il sera libéré de la douleur. C’est l’enfer», a-t-elle confié.

Abul Bajandar a également des verrues sur les pieds mais celles-ci sont moins répandues. Il a dit avoir souhaité être traité à l’étranger mais ne pas avoir l’argent pour couvrir les dépenses. Chirurgien plastique en chef de l’hôpital de Dacca, où le patient est traité gratuitement, Samanta Lal Sena a indiqué qu’une commission de sept médecins se réunirait mardi dernier pour discuter de son cas. «Il a donné son opinion personnelle. Mais nous déciderons de la meilleure solution pour lui», a-t-il indiqué.

 

L’impuissance de la médecine

Cet établissement avait également traité en 2017 une jeune fille bangladaise souffrant de la même condition. Si ses excroissances avaient toutes été ôtées dans un premier temps, elles sont revenues en plus grand nombre par la suite. Sa famille a mis fin au traitement et l’a ramené depuis dans leur village.

Même Abul Bajandar, lors de sa première admission à l’hôpital au Bangladesh en 2016, avait fait le tour du monde. Déclaré guéri à l’époque par ses médecins d’un hôpital universitaire de Dacca, il a fait depuis plusieurs rechutes et subi au total 25 opérations chirurgicales. Il est à nouveau hospitalisé dans la capitale depuis le mois de janvier.

 

Arsène DOUBLE