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Kevin Soloman Du don à la formation artistique

Eric Tape Daleba | | Musique

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Pouvez-vous vous présenter aux lecteurs de 100%Culture
Je suis Kevin Soloman, auteur-compositeur et interprète. Je me situe dans une pratique musicale à cheval entre le blues, la country. On pourrait m’identifier aisément comme un faiseur de Word music. A l’état civil, je me nomme Bamba Lacina.

Votre nom d artiste a surement une origine
J’ai choisi Kevin qui est le prénom d’un Allemand champion de formule1 du nom de Kevin Schwams. Amoureux de cette discipline, je décide donc de m’identifier à ce champion en portant son prénom. Soloman me vient de l’ambition que j’ai d’être le meilleur guitariste soliste d’Afrique. Donc Solo-man, l’homme de la guitare solo.

Depuis combien d’année Kevin Soloman pratique-t-il la musique?
Mes premiers textes de chanson sont écrits en 1990 aux fins de les soumettre à des interprètes. Mais le manque de professionnaliste et d’organisation des interprètes que je rencontre, refusant toutes propositions n’émanant pas de leur créance, me contraint à chanter mes propres textes. Aujourd’hui, je totalise près de 250 chansons écrites et prêtes à être promues.

Ya-t-il d’autres raisons qui vous oblige à passer du stade d’auteur à celui d’interprète, et ainsi d’ajouter à votre premier métier une autre compétence ?
Effectivement, cette raison est la principale. Elle m’oblige donc à me rapprocher des studios d’enregistrement et de tutoyer le matériel et les instruments qui y sont utilisés. Je développe ainsi ma pratique de la guitare, du synthétiseur et d’autres matériels de son.

Après vous êtes enrichie de toutes ces expériences, en quelle année sortez-vous votre premier opus?
Je sors mon premier album en 2009, dont l’enregistrement débute déjà en 2002.

Ca fait bien sept (7) années entre l’enregistrement et la sortie de l’album quelle sont les raisons de cette attente?
Plusieurs raisons militent en faveur de cette durée. La première relève de la situation sociopolitique de la Côte d’ivoire dès mon entrée en studio en septembre 2002. Le projet à donc connu un frais, et s’est alourdi avec la crise financière. Ce sont ces raisons qui ont fais que j’ai durée en studio. Au contraire, cette situation ne m’a pas découragé et m’a permis de peaufiner mon travail et de rencontrer des personnes ressources qui vont m’apporter leurs expertises et leurs conseils. Du coup, au lieu d’être un handicap, le temps qu’a mis l’album pour sortir, a été un élément mélioratif de mon produit.

Et quel est le titre de cet album?
Le titre de l’album est Fohi téhi qui signifie en langue Malinké il n’ya plus rien.

Que développez-vous dans cet album ?
Fohi téhi est un opus de 11 titres qui parle essentiellement de l’histoire de l’Afrique, de l’amour et de la paix. Le titre 4 Fohi téhi est en rapport avec la situation actuelle de la côte d’Ivoire, décrit les méfaits de la guerre et incite à la réconciliation et à la paix pour une cohésion sociale. Fohi téhi, ou il n’ya plus rien dans le panier de la ménager. Fohi téhi, c’est également un manque du minimum vital de la part des populations. Ce cri de cœur est fait dans l’objectif de tous nous sensibiliser aux idéaux de paix.

Avec tous ces efforts pensez-vous avoir atteint vos objectifs d’artistes ?
Je pense honnêtement que les bases d’un travail de qualité sont tracées. Je travail régulièrement avec 4 musiciens et je fais des prestations uniquement en live. Cependant, et malgré tous les festivals auxquels j’ai participé, je veux citer le festival de musique d’Abidjan où j’obtins en 2009, le prix de la création musicale et le guitare festival d’Abidjan en janvier 2010, je veux reconnaître que les artistes qui souhaitent évoluer dans les métiers de la musique devraient continuer leur formation. C’est pourquoi, j’ai décidé de m’inscrire au conservatoire national de musique dirigé par madame Koffi Saly, pour la qualité de la formation, et surtout pour apprendre la lecture de la musique et approfondir ma pratique de la guitare.

Pourquoi le conservatoire et non un autre centre de formation musical ?
Parce que la formation au conservatoire national de musique d’Abidjan est de qualité comme je l’ai déjà précisé. En plus, ses diplômes sont reconnus, sa réputation avérée et son coût de formation, à la porté de tous. C’est pour toutes ces raisons que mon choix s’est porté sur ce conservatoire de renom.

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Qu’attendez-vous par rapport à la promotion de cet album ?
J’ai réalisé cet album pour toucher mon pays et me faire connaître au niveau international. A ce titre, l’année dernière (2009), j’ai été sélectionné parmi les 15 groupes ayant participé au concours de découverte RFI.

Quels sont vos projets d’avenir dans le domaine musical que vous avez choisi?
Je prévois réaliser très bientôt un album avec le soutiens du célèbre artiste Tiken Jah qui à bien voulu m’accepter dans son studio de Bamako pour l’enregistrement en live de mon prochain album.

Avant de terminer cette interviews, quel conseil pouvez-vous donner à tous ces artistes qui ignore les bienfaits de la formation?
En matière de musique, l’on n’est jamais trop proche de la perfection. Des talents naissent chaque jour en même temps que de nouvelles technologies. Par conséquent, la formation des artistes musiciens s’impose. Cela signifie que sur le plan théorique et pratique, le musicien doit être à l’écoute des techniques et à jours des informations. Comme dans tout métier, le métier de musiciens ou de chanteur nécessite formation. C’est pourquoi, j’invite tous les artistes à prendre le chemin de l’école afin de ne pas être dépassé par les nouvelles technologies et techniques de la discipline musicale.