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Avant sa mort, voici la confidence de dj Arafat à Sidiki Diabaté : « Je me bats pour qu’on me respecte parce que ce respect je ne l’ai pas eu dans mon enfance. »

Arsene DOUBLE | | Musique

La star malienne Sidiki Diabaté, très proche de l’illustre disparue Dj Arafat, a déclaré, lors d’un entretien, que Daishy, avant sa subite disparition, lui a fait une confidence. « Être respecté de tous » est ce à quoi aspirait le “Roi du coupé-décalé”, selon le prince de la Kora.

Enfant, Dj Arafat a été l’objet d’un grand manque d’attention. Il a même été frustré de l’affection de ses parents biologiques. La rue est la gentille mère qui lui a ouvert ses portes et dictée ses règles de conduite. En s’adonnant à sa passion, la musique, l’objectif du ”Roi du coupé-décalé” consistait alors à devenir le centre d’intérêt de tous. Le succès planétaire de Daishy est la preuve qu’il a obtenu le respect, dont il était privé pendant son enfance.

Selon l’ami de Dj Arafat, le célèbre artiste malien Sidiki Diabaté, Daishy, de son vivant, lui avait confié ce triste épisode de sa vie et le but de son combat.
« Dj Arafat s’est battu. il m’a dit un jour : Sidiki, tout ce que j’ai eu, je l’ai eu parce que j’étais un garçon. Durant ma vie, je me suis battu. Et ce que j’ai eu, je l’ai partagé avec ma famille, mes amis. Je me bats pour qu’on me respecte parce que ce respect je ne l’ai pas eu dans mon enfance.», révèle la célébrité malienne.

Toujours à propos de Dj Arafat, Sidiki Diabaté déclare : « Il m’a dit “je me suis battu seul, je me suis fait seul, c’est pour cela que dans toutes mes chansons je dis que c’est Dieu qui est ma route, c’est Dieu qui me donne cette inspiration.” Aujourd’hui, c’est la Côte d’Ivoire, la Yorogang, sa famille qui a bénéficié et qui bénéficie de ce respect ».

Et le chanteur malien de conclure : « On a vu tous les artistes internationaux qui sont venus à ses funérailles. Ils se sont déplacés parce qu’ils le considéraient et respectaient son talent.

A part Arafat, quel artiste ivoirien peut faire déplacer Davido à ses obsèques ? Ce n’est pas une insulte, ce n’est pas pour dénigrer les autres, mais il faut rendre à Cesar ce qui appartient à Cesar.

Il ne baissait jamais sa tête, il me disait qu’il pouvait respecter quelqu’un mais n’aurais jamais peur de cette personne ».

 

Arsène DOUBLE